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Grippe A : l’épidémie ralentit

L’épidémie de grippe, malgré l’irruption du virus H1N1, semble marquer le pas en France. Le phénomène pourrait s’expliquer par les températures particulièrement douces actuellement, note Le Figaro (page 13). L’Institut de veille sanitaire parlait hier d’"une petite épidémie stable, voire à la baisse", souligne La Tribune (page 14). "Peut-être que la météo clémente y est pour quelque chose", avance la directrice générale de l’InVs, Françoise Weber, car "la grippe se développe en particulier au cours des vagues de froid". Toutefois, ajoute-t-elle, "le nombre des consultations est toujours important pour la saison".

Selon le réseau de médecins généralistes Sentinelles de l’Inserm, 126.000 Français ont consulté pour une grippe dans la semaine du 28 septembre au 4 octobre (Le Figaro). L’incidence de l’infection (nombre de nouveaux cas) est évaluée à 217 cas pour 100.000 habitants, un taux largement supérieur au seuil épidémique fixé à 102 cas pour 100.000 habitants. Pour la même période, l’autre réseau de surveillance, le Grog (groupes régionaux d’observation de la grippe), avance un nombre de cas beaucoup plus modeste : 40.000 environ.

"Labos et pharmaciens sont prêts pour la vaccination", titre La Tribune (page 14). "Les vaccins seront disponibles à la fin du mois", a assuré hier Philippe Lamoureux, directeur général du Leem (industries du médicament). "En raison de leur utilisation massive, les vaccins contre la grippe feront l’objet d’une surveillance particulière", a précisé Philippe Lamoureux en réponse à la polémique sur les possibles dangers de la vaccination. Des études ciblées ont été réalisées sur "les femmes enceintes et les jeunes enfants".

"Se vacciner est-il utile ?", interroge le titre du Parisien/Aujourd’hui (page 12), avant d’annoncer que le ministère de la Santé a indiqué hier que chaque assuré social allait recevoir individuellement une lettre l’invitant à aller se faire vacciner contre la grippe A, au fur et à mesure de la disponibilité des doses et selon l’ordre de priorité déjà défini. Ce courrier précisera l’adresse d’un des 1.080 centres de vaccination où l’assuré devra se rendre.

Le financement de la CNSA touché par la crise
Francis Idrac, ancien préfet, pourrait être élu, le 20 octobre prochain, à la présidence de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), selon le quotidien Les Echos (page 5), qui estime que cette nomination "arrive à un moment critique pour cette institution".

Les recettes de la CNSA (CSG, contribution solidarité autonomie) sont affectées par la crise économique, l’obligeant par deux fois cette année à réduire son budget. Par conséquent, les fonds transférés aux conseils généraux pour financer l’allocation aux personnes âgées dépendantes (APA) sont moins élevés que prévu et les départements doivent prendre le relais, explique le quotidien économique. De plus, une partie des crédits non consommés est gelée d’une année à l’autre, ce qui réduit d’autant l’enveloppe budgétaire de l’année suivante.

Autre dossier, et non des moindres, sur lequel le nouveau président de la CNSA devra se pencher : la mise en place du 5e risque de protection sociale sur la prise en charge de la dépendance.

Le sauvetage de la Maison de la Mutualité
"Grâce à l’intervention financière des mutuelles", la Maison de la Mutualité, située dans le 5e arrondissement parisien, "restera dans le giron mutualiste, fidèle à sa vocation première d’accueil de colloques et d’événements d’une part, et de centre de santé d’autre part". La Tribune (page 18) présente de manière synthétique le plan de soutien de la Mutualité Française à la FMP et à l’Union régionale de la Mutualité francilienne (URMF).

Comme le rappelle le quotidien économique, la mise sous administration provisoire de la FMP, alors propriétaire de la Maison de la Mutualité, "risquait de contraindre à la vente du bâtiment". "Valorisé à 53 millions d’euros, il a finalement été apporté à une société civile immobilière dont les parts sont détenues (...) par la FMP, la FNMF et une quarantaine de mutuelles", explique La Tribune. De son côté, l’activité sanitaire et sociale "est aussi sauvegardée".

John Sutton