François Hollande annonce une réforme de la dépendance pour fin 2013

Le président de la République a annoncé vendredi, à Lille, que la ré­forme de la dépendance "sera prête d’ici à la fin de l’année", indiquent Les Echos (page 3). Elle se fera après "une grande concertation avec les associations", a précisé François Hollande en clôture du congrès de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs, sanitaires et sociaux (Uniopss).

"Cette réforme tant de fois promise, tant de fois évoquée, a un coût, sinon elle aurait été faite depuis longtemps", a déclaré le chef de l’Etat, cité dans Le Monde (page 10). "Ça ne se fera pas en un seul jour", a-t-il prévenu, prévoyant d’étaler cet effort "sur l’ensemble du quinquennat".

Le financement de cette réforme reposera, a précisé François Hollande, sur "le partage entre la solidarité nécessaire, parce que nous sommes un pays de cohésion sociale, et la responsabilité individuelle, personnelle, indispensable, parce qu’il faut qu’il y ait la participation de chacun à l’effort", note La Croix (page 8).

"C’est un énorme enjeu de société", estiment Les Echos (page 3). Le quotidien économique rappelle que d’ici à 2035, un Français sur trois aura plus de 65 ans. Actuellement, le coût de la prise en charge des personnes âgées dépendantes s’élève à 22 milliards d’euros par an, répartis entre l’Etat, la Sécurité sociale et les départements. Ce coût pourrait atteindre les 30 milliards d’euros en 2025, selon les estimations du Centre d’analyse stratégique (CAS). Quant aux ménages, ils consacrent plus de dix milliards d’euros à la dépendance, directement ou par le biais des assurances, relèvent Les Echos.

Dans le cadre de cette réforme, la ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie, Michèle Delaunay, souhaite encadrer les loyers dans les maisons de retraite en agissant à la fois "sur les tarifs, les coûts et les aides de l’Etat", précise-t-elle dans Le Parisien/Aujour­d’hui de samedi.

Michèle Delaunay envisage également de "plafonner" les prestations facturées aux résidents (ménage, téléphone, télévision, coiffure…) "à travers des conventionnements", indique Le Figaro-économie (page 24). A l’adresse de la plupart des Français qui souhaitent rester chez eux, la ministre rappelle que 80.000 logements seront adaptés d’ici à 2018. Elle souhaite également soutenir les "aidants", grâce à la mise en place de congés spécifiques.

La pilule Diane 35® sous surveillance
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a confirmé hier quatre décès imputables "à une thrombose veineuse liée à Diane 35®", un traitement contre l’acné à l’usage détourné comme contraceptif, rapporte Libération (page 14). Pour trois autres cas mentionnés samedi par le site Internet du Figaro www.lefigaro.fr, "la prise de Diane 35® ne semble pas incriminée", selon l’ANSM.
L’Agence précise que ces cas sont "le reflet des déclarations faites par les médecins dans le système national de pharmacovigilance […] depuis 1987", notent Les Echos (page 15). Elle confirme également "125 cas de thrombose notifiés sur la même période de vingt-cinq ans : 113 concernant des thromboses veineuses et 12 des thromboses artérielles".

Le laboratoire Bayer, qui commercialise Diane 35®, a réagi hier en soulignant que le risque de formation de caillot lié à la prise du médicament est "connu et clairement indiqué" dans la notice d’information et que ce traitement contre l’acné ne devait être prescrit que "dans le respect des contre-indications", souligne Le Figaro (page 9).
La mise en cause de Diane 35® survient dans un contexte de polémique sur les pilules contraceptives de 3e et 4e générations susceptibles de provoquer des thromboses. Le député socialiste Gérard Bapt, qui siège au conseil d’administration de l’ANSM, a réclamé, au micro de France-Info, la "suspension" de l’AMM pour Diane 35® et ses génériques, compte tenu du "risque encouru".

John Sutton