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Forte mobilisation attendue

"Les syndicats promettent une guerre d'usure à Sarkozy", titre le quotidien Les Echos. Ils espèrent dépasser aujourd'hui la mobilisation du 29 janvier, pour arracher au gouvernement de nouvelles mesures sur l'emploi et les salaires. De son côté, Le Figaro dénonce "la surenchère des syndicats face à la crise". Pour Le Monde, "la journée du 19 mars manifeste un climat de tension sociale croissante". Le quotidien du soir constate que la "situation sociale se détériore de jour en jour", sous l'effet de "conflits durs dans nombre d'entreprises, sur fonds de suppressions d'emplois et de chômage partiel en hausse".

"Manifs anti-Sarkozy : ça marche !", lance Libération, qui prévient que "plus de 200 cortèges sont prévus aujourd'hui dans tout le pays". "Le pouvoir ne veut rien lâcher", souligne Libération (page 5). "Le Premier ministre a d'ores et déjà prévenu : aucune nouvelle mesure sociale n'est à l'ordre du jour, aucune inflexion n'est prévue dans la politique de relance, où la priorité reste à l'investissement plutôt qu'à la consommation", explique ce quotidien.

François Fillon s'exprimera ce soir au journal télévisé de TF1. "Pourra-t-il rester sourd aux inquiétudes de l'opinion publique ?", interroge La Tribune (pages 1 et 2). "Si la mobilisation d'aujourd'hui est de grande ampleur, le gouvernement ne pourra faire l'économie de nouveaux gestes en faveur de l'emploi", estime le quotidien économique. Les syndicats réclament un "changement de cap", notamment par le conditionnement des aides aux entreprises ou la fin des réductions d'effectifs dans la Fonction publique. Des fonctionnaires qui "sont aussi sur le pied de guerre", soulignent Les Echos, tandis que son concurrent, La Tribune (page 3), note que tous les syndicats de la Fonction publique hospitalière ont déposé un préavis de grève, tant "le mécontentement grandit à l'hôpital". "Aujourd'hui, les hospitaliers sont encore plus révoltés", constate également L'Humanité (page 8). Alexandra Chaignon s'est rendue au CHU de Caen (Calvados), où, faute de trouver des infirmières volontaires en nombre suffisant, la direction a imposé un tirage au sort. Le gros lot : passer d'office en horaires de nuit, pendant un mois ! "Les conditions de travail que l'on vit actuellement, je les ai connues il y a dix-neuf ans, quand j'ai commencé en intérim", témoigne Suzanne, infirmière en cardiologie.

Pour Guy Groux, chercheur au Centre d'études de la vie politique et spécialiste des mouvements sociaux, interrogé dans Le Parisien/Aujourd'hui (page 9), "il y a un risque de radicalisation, avec des conflits d'autant plus violents qu'ils défendront des intérêts immédiats. C'est-à-dire : l'emploi ici et maintenant. Avec des situations de désespoir".

Adoption du projet de loi Bachelot
Les députés ont adopté hier soir, en première lecture, le projet de loi HPST, qui interdit notamment toute vente d'alcool et de cigarettes aux jeunes de moins de 18 ans, résume La Croix (page 6). Le texte doit maintenant être présenté au Sénat. "Seule l'UMP et une partie du Nouveau Centre ont voté le texte (292 voix pour), la gauche unanime s'y opposant (199 contre)", précise L'Humanité (page 10). "Les députés UMP ont pris la mesure du problème des déserts médicaux sur notre territoire", s'est félicité hier le député UMP Jean-Pierre Door devant son groupe parlementaire. "Tout est dans l'art de la litote", ironise L'Humanité. "Le débat a en effet accouché d'une souris, estime le quotidien communiste. Les médecins refusant d'exercer dans les zones sous-dotées devront s'acquitter d'une taxe de 2.800 euros par an… à partir de 2012". La loi prévoit aussi une "allocation" pour les étudiants qui s'engagent à exercer dans les "déserts médicaux" à la fin de leurs études.

John Sutton