Forfait hospitalier : hausse de 2 euros confirmée

Dans un entretien au Journal du dimanche (pages 2 et 3), le Premier ministre confirme que le forfait hospitalier augmentera de 2 euros. Il passera donc de 16 à 18 euros. Selon François Fillon, "ce forfait aurait dû augmenter plus régulièrement en fonction du coût de la vie", explique-t-il. Cette disposition sera intégrée dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010.

Des mesures sur le médicament devraient aussi figurer dans ce texte. Ainsi, "plusieurs centaines de millions d’euros seront économisées sur les médicaments, via notamment l’essor des génériques". En 2010, le substitut générique du Plavix® devrait, par exemple, permettre à l’assurance maladie d’économiser 150 à 200 millions d’euros, indique La Tribune (page 4). En outre, certains médicaments au service médical jugé insuffisant verront leur taux de remboursement passer de 35% à 15%. Enfin, il sera demandé aux industriels de pratiquer des baisses de prix sur certains autres traitements.

Pour La Tribune, ces dispositions devraient permettre une économie de 2,2 milliards d’euros, ce qui réduirait "modestement" le déficit de la Sécu. Celui-ci sera de 24 milliards d’euros a annoncé le ministre du Budget, Eric Woerth, sur France 5. Selon les dernières prévisions, prévient Le Figaro (page 24), "le trou sera de 30 milliards environ l’an prochain".

Dans le Journal du dimanche, le chef du gouvernement évoque également le projet de loi de Finances pour 2010. Il sera présenté mercredi en Conseil des ministres. Pour François Fillon, il s’agit d’un "budget de la reprise". "Le budget 2009 a été celui de la relance au prix d’un déficit très lourd de l’Etat", indique-t-il. En effet, il devrait atteindre 140 milliards, "tous comptes publics confondus".

Comme le rappellent Les Echos (page 3), "le gouvernement tablait en juillet sur un solde négatif compris entre 125 et 130 milliards d’euros". Cependant, les recettes n’ont pas été au rendez-vous : elles ont même été "catastrophiques", rappelle le quotidien économique. Pour renflouer les caisses, le gouvernement n’a pas fait le choix d’un plan "ambitieux", relève La Tribune (page 4). Pourtant, "l’an dernier, il avait misé sur un redressement des comptes de plus de 6 milliards grâce à des économies, des transferts et de nouvelles recettes". Depuis, la crise est passée par là : la baisse des cotisations sociales et de la CSG patrimoine a fortement affecté les recettes.

Un plan pour les jeunes
"Rude rentrée pour les jeunes", constate Le Parisien/Aujourd’hui (pages 10 et 11). Même si "les jeunes se sont toujours battus pour trouver du travail", cette période n’est pas la plus favorable pour trouver un emploi. D’après les dernières statistiques, 23,9% des jeunes de 15-24 ans étaient au chômage au deuxième trimestre, soit 5,2% de plus en an. A la mi-2009, on comptait 634.000 chômeurs de moins de 25 ans. Seulement 55% des jeunes de 15 à 24 ans sont actifs, et près d’un quart des emplois de ces jeunes bénéficiaient en 2008 d’une aide de l’Etat.

Face à ces constats, "l’Elysée veut rattraper la jeunesse", selon le titre du Journal du dimanche (page 5). Jeudi, Nicolas Sarkozy va présenter les mesures de son plan jeunes, préparé par le haut-commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch. L’une d’elles prévoit d’étendre le revenu de solidarité active (RSA), aux moins de 25 ans. Certaines aides permettront également de faciliter l’accès au logement.

Frédéric Lavignette