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Financement des retraites : vers un prélèvement ?

"Sarkozy lève le tabou des prélèvements", titre la "une" des Echos, pour qui "c’est maintenant quasi officiel" : la réforme des retraites devrait inclure une hausse des prélèvements. L’entourage du président de la République a évoqué hier "un prélèvement spécifique sur une catégorie de population", ajoutant qu’"il faut faire quelque chose pour que la réforme soit perçue comme absolument juste", rapporte La Tribune (page 4). Le projet n’est toutefois "qu’une piste parmi d’autres" et "rien n’est arrêté", précise-t-on. Pour ce quotidien, "Nicolas Sarkozy veut manifestement montrer que les efforts seront partagés". "C’est un geste en direction des syndicats, alors que la concertation doit s’ouvrir lundi", commentent pour leur part Les Echos (page 4), qui passent en revue les différentes formes que pourrait prendre ce prélèvement.

Le gouvernement pourrait taxer le patrimoine, mais il l’a déjà fait pour financer le RSA. Une hausse de la CSG pour les retraités imposables est défendue par le PS, mais la CFDT préfère la réserver pour financer la dépendance. La majorité parlementaire exige de son côté que toute hausse de prélèvement future soit supportée par tous les Français, y compris les bénéficiaires du bouclier fiscal, rappellent Les Echos.

Mais la réforme devrait porter essentiellement sur le report de l’âge légal de départ en retraite (62 ou 63 ans) et sur l’allongement de la durée de cotisation. L’Elysée annonce un calendrier serré : "Les grandes lignes de la réforme des retraites seront annoncées fin mai, début juin." L’objectif est de présenter le projet de loi en Conseil des ministres avant la trêve estivale, fin juillet, afin que le Parlement puisse commencer son examen début septembre.

Les généralistes perdent une bataille
"L’assurance maladie a gagné une manche contre les syndicats de médecins libéraux, hier, dans la guérilla tarifaire qui sévit depuis plusieurs semaines", constatent Les Echos (page 3). La Cour de cassation a en effet cassé un arrêt de la Cour d’appel de Grenoble qui autorisait neuf généralistes de la Drôme à appliquer le tarif plancher des spécialistes… soit 23 euros par consultation ! "Stupéfiant" et "incompréhensible", pour Claude Leicher, président de MG-France, qui se bat pour que le tarif de la consultation des généralistes soit aligné sur celui des spécialistes, rapporte Le Figaro-économie (page 19). C’est pour faire aboutir cette revendication que "30 à 100% des 54.000 généralistes, selon les syndicats (14% selon le ministère de la Santé) ont fermé leur cabinet hier", indique Le Parisien (page 9). "La balle est dans le camp du gouvernement. Nous demandons à Nicolas Sarkozy de confirmer ses récentes déclarations en faveur de la médecine libérale", déclare dans Les Echos Vincent Rébeillé-Borgella, secrétaire général de MG-France.

La Cnam a salué hier la décision de la Cour de cassation, qui "conforte le principe d’une rémunération adaptée aux particularités de chaque spécialité médicale" (Les Echos). "Le tarif de la consultation de médecine générale s’applique à tous les médecins généralistes", souligne l’assurance maladie, qui rappelle aux assurés que "le tarif de la consultation est inchangé et reste à 22 euros". Jusqu’à présent, la ministre de la Santé a estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour accéder à la revendication des généralistes. Elle demande notamment en préalable que les syndicats de médecins et l’assurance maladie s’accordent sur des mesures concrètes pour lutter contre la faible présence de médecins dans certaines zones sous-dotées et les dépassements d’honoraires abusifs.
John Sutton