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Financement de la dépendance : Nicolas Sarkozy a évoqué un « panier de sources » lors de son intervention télévisée

"Pas de quoi donner un nouveau souffle à la fin du quinquennat." Avec cette re­marque, Le Parisien/Aujourd'hui (pages 2 à 5) résume l'impression générale de vos journaux après la prestation de Nicolas Sarkozy dans l'émission "Paroles de Français", hier soir, sur TF1.

Face à neuf de nos concitoyens censés incarner l'inquiétude de toute la population, le chef de l'Etat s'était fixé deux objectifs, observe le quotidien : "D'abord restaurer le lien de confiance avec un peuple choqué par les vacances privilégiées de ses ministres en Tunisie et en Egypte." Ensuite, "redonner de l'espoir, ou tout au moins un cap" à des Français exaspérés par le décalage entre les promesses de 2007 et leurs difficultés de 2011.

Au final, son but n'a pas vraiment été atteint, souligne Le Parisien/Aujourd'hui, son grand oral fut même "un peu poussif". Il faut dire que les Français invités à lui poser des questions sont plutôt "sans saveur", ajoute Libération (pages 12 et 13). De la sorte, "le chef de l'Etat a eu un boulevard hier pour développer ses thèmes de prédilection" parmi lesquels l'insécurité et l'immigration. Sinon, ajoute le journal, le président s'est contenté de "ressortir ses vieilles antiennes sur les 35 heures, qui ont entraîné les délocalisations des usines, son soutien traditionnel à l'apprentissage (qui fera l'objet d'un bonus-malus pour les entreprises)".

Il a également passé "beaucoup de temps sur son chantier de 2011, censé lui assurer le vote des personnes âgées", complète Libération : la question de la dépendance. "Nous déciderons cet été de la création d'une cinquième protection au côté de la maladie, de la retraite, de la famille, des accidents du travail, qui sont les branches traditionnelles de la Sécurité sociale", a notamment annoncé Nicolas Sarkozy.

Cette création sera-t-elle la simple instauration d'un cinquième risque ou la mise en place de la cinquième branche de la Sécu ? Le flou est encore entretenu, mais il semble que l'on s'éloigne "du strict mo­dèle" installé à la Libération, cogéré par les syndicats et le patronat, et entièrement financé par les fonds publics, observe Le Figaro (pages 2 à 4).

Hier soir, pour la première fois, le président de la République a évoqué "un panier de sources de financement" pour améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes, poursuivent Les Echos (pages 2 et 3). Visiblement, "c'est cette solution, allant de l'assurance à la solida­rité, qui sera vraisemblablement retenue", note le quotidien économique. "Est-ce que c'est l'assurance ? Est-ce que c'est la reprise sur succession pour les familles qui ne s'occupent pas de leurs personnes âgées ? Est-ce que c'est la CSG ?", interroge Nicolas Sarkozy. Il ne sait pas encore, ne voulant fermer "aucune piste".

Par ailleurs, indique Le Figaro, il a promis de multiplier les places de maison de re­traite, d'accueil de jour, l'hébergement temporaire et d'aller plus loin sur la recherche médicale. Une liste de mesures qui obligeront très certainement le gouvernement à rédiger un texte spécifique, précise le quotidien, "le budget de la Sécu étant très strictement encadré".

Servier : 20 millions d'euros pour les victimes du Mediator®
Pourtant cité à comparaître aujourd'hui au Palais de justice de Nanterre, pour avoir "délibérément trompé" les patients dans l'affaire du Mediator®, le patron des laboratoires Servier ne se présentera pas à la barre. En effet, indique La Tribune (page 14), seuls les avocats de Jacques Servier se déplaceront pour cette audience "technique".

Le dossier de l'indemnisation des victimes a par ailleurs avancé d'un pas, annoncent Les Echos (page 4). Hier, à la suite d'une rencontre du groupe avec la magistrate nommée par le gouvernement, les laboratoires Servier se sont dits prêts à "faire une première dotation de 20 millions d'euros à un fonds d'indemnisation des victimes du Mediator®". Grâce à cette procédure "simple et rapide", le fabricant pharmaceutique assure faire un geste "dans l'intérêt des patients et en dehors de toute reconnaissance de responsabilité".

Cela dit, poursuit Le Figaro (page 10), cette somme est à "mettre en perspective avec les 226 millions d'euros réclamés par la Caisse nationale d'assurance maladie et les 100 millions de la Mutualité Française".
Frédéric Lavignette