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Faciliter l’accès à l’IVG

De nouveaux amendements viennent d’être déposés sur le projet de loi "Hôpital, patients, santé et territoires" (HPST), dont l’examen à l’Assemblée nationale reprendra le 2 mars. Déposée par la députée (UMP) des Ardennes, Bérengère Poletti, ils visent à faciliter l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Un accès qui est menacé par "la fermeture de cliniques qui effectuent des avortements, l’effectif décroissant des gynécologues (…) et le désengagement des établissements de santé privés" , énumère Le Figaro (page 11).

La profession souffre en effet d’un manque de renouvellement de ses effectifs. Cette discipline est "souvent considérée comme peu attractive", et "la génération des médecins qui a mis en œuvre la loi Veil et qui est à l’origine de la création des centre autonomes d’IVG" est sur le point de partir à la retraite, explique Bérengère Poletti. De surcroît, les avortements sont peu rentables économiquement, ajoute la députée. Dès lors, poursuit-elle, le secteur privé, soumis à "des conditions de tarification et des coûts spécifiques liés à l’accompagnement des femmes", est peu enclin a assurer des IVG.

Cette désertion des gynécologues induit des situations d’"embouteillages", note Le Figaro. Les femmes sont parfois obligées d’attendre plus de 12 semaines avant d’obtenir un rendez-vous, soit au-delà du délai légal d’intervention. Selon une étude de la direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass) d’Ile de France, 4 % des franciliennes sont dans cette situation. Pourtant, 30% d’entre elles avaient formulé leur demande d’IVG pendant le délai légal.

Bérengère Poletti propose que "le deuxième cycle d’études médicales comprenne un enseignement portant spécifiquement sur la contraception et l’interruption volontaire de grossesse". Pour faciliter l’accès à l’IVG, Bérengère Poletti suggère que les moyens soient fixés "de façon obligatoire et coordonnée par le schéma régional d’organisation des soins".

Maison de retraite : des annonces contestées
Les préfets viennent de recevoir une circulaire gouvernementale les prévenant que l’autorisation de créations de places dans les maisons de retraite en 2009 "est portée de 7.500 à 12.500". Les budgets afférents ont été anticipés dans le cadre du plan de relance, expliquent Les Echos (page 2). L’objectif du gouvernement est de "réduire les délais de mise en service" de places pour les personnes âgées, tout en "dynamisant l’activité dans le secteur du bâtiment et des travaux publics".

Pour certains professionnels, cette annonce est de la "poudre aux yeux". Pour le président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (ADPA), Pascal Champvert, la population de personnes âgées dépendantes augmentant de 6% à 7% par an, "les investissements ne suivent pas le rythme".

Un milliard non perçu par le RSI
Depuis la mise en place, le 1er janvier 2008, d’un interlocuteur social unique pour le recouvrement de l’ensemble des cotisations, les problèmes s’accumulent pour le régime social des indépendants (RSI), constate La Tribune (page 5). Le nouveau chantier informatique a notamment provoqué une série de bogues qui ont touché 10 à 15% des affiliés. Près d’1 milliard d’euros de cotisations n’ont pas été recouvrées par le régime en 2008, ce qui risque de peser sur les comptes.

Frédéric Lavignette