Etude de l’Ined : la hausse de l’espérance de vie ralentit

L'espérance de vie gagne actuellement trois mois chaque année. Elle atteint aujourd'hui 78 ans pour les hommes et 85 ans pour les femmes, indiquent lesechos.fr. Ce gain est du, depuis les années 1970, au "déclin des maladies dites “de société” (accidents de la route, alcoolisme et tabagisme) conjugué à la montée en puissance de la lutte contre les maladies cardio-vasculaires".

Mais ce rythme pourrait marquer le pas. En effet, "l'essentiel des bénéfices de cette révolution cardio-vasculaire est sans doute déjà derrière nous, du moins dans les pays les plus avancés", indique le quotidien économique, citant une étude de l'Institut national d'études démographiques (Ined), parue le 16 décembre. Elle est intitulée "Espérance de vie : peut-on gagner trois mois par an indéfiniment ?".

Pour Jacques Vallin, l'un des auteurs de ce travail, "il ne faut pas tout mettre sur le médical. Le contexte social compte aussi beaucoup". Ainsi, "l'hygiène de vie, le régime alimentaire, voire l'entourage familial pour les personnes âgées" sont déterminants. C'est d'ailleurs ce dernier facteur qui pourrait expliquer "les records de longévité que connaissent les Japonais notamment, où la solidarité familiale est une valeur forte de la société".

Trop de prescriptions médicales
"Les médecins français prescrivent-ils trop ?" C'était le thème d'une émission hier sur RMC, à 13 h 10 à laquelle participait le Dr Jean-Martin Cohen Solal, directeur général de la Mutualité Française. "Nous sommes d'accord avec la Fédération hospitalière de France. Par exemple, entre 30 % et 40 % des radios qui sont prescrites ne le sont pas à bon escient", a-t-il indiqué. Cet exemple, parmi tant d'autres, montre qu'il est désormais nécessaire d'ouvrir le débat sur "l'efficience des soins".

Pour lui, un des problèmes de fond est celui de la formation des médecins. "La médecine évolue à toute allure. Or les décrets sur la formation continue des médecins viennent à peine de sortir alors que la loi a été votée il y a déjà quelques années."

Les priorités de l'AP-HP
Les hôpitaux de Paris (AP-HP), ce sont "37 hôpitaux vieillissants et chroniquement déficitaires (95 millions sur un budget de 6,4 milliards)". Dans lesechos.fr, Mireille Faugère, la nouvelle directrice de l'AP-HP, dévoilent ses intentions pour rétablir l'équilibre. Premier axe stratégique : lutter contre la concurrence. Pour cela, elle veut "faire préférer l'AP-HP aux usagers et aux personnels", indiquent lesechos.fr.

Axée sur le service rendu aux patients, "la nouvelle directrice s'inspire des méthodes de la SNCF, où elle a longtemps été “madame TGV”, en créant une direction des services aux patients pour améliorer l'accueil et les processus médicaux", poursuivent lesechos.fr. Autres axes : mieux utiliser les équipements lourds "qui ne sont exploités qu'à 75%" et "développer la chirurgie ambulatoire".
Milène Leroy