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Etranger, malade et expulsé

La tradition d'accueil française aurait-elle vécu ? Hier, en seconde lecture du projet de loi sur l'immigration, les sénateurs ont adopté "un dispositif visant à encadrer la possibilité du droit au séjour pour les sans-papiers atteints de pathologies graves", signalent Les Echos (page 16). A l'avenir, les 28.000 étrangers en situation irrégulière et gravement ma­lades risquent donc de se sentir menacés, avance Libération (page 12).

Depuis 1998, rappelle le quotidien, les sans-papiers atteints de pathologies lourdes avaient la garantie de pouvoir obtenir une carte de séjour et de ne pas être expulsés, à condition de ne pas bénéficier d'un "accès effectif" au traitement médical dans leur pays d'origine. Avec le vote des sénateurs, cette possibilité sera désormais réduite aux cas d'"absence" de ce traitement.

Certains observent que cette mesure ne pourra s'appliquer qu'en connais­sance du dossier de la personne "expulsable". Par conséquent, il y aura inévitablement "entorse au secret médical".

Par ailleurs, plusieurs questions se posent, font remarquer les associations dans Libération. Que signifie réellement "absence" de traitement ? Certes, dans tous les pays du monde, même les plus pauvres, on trouve des traitements pour toutes les maladies. Or la plupart d'entre eux sont inaccessibles compte tenu de la quantité disponible. Les "conditions de prise en charge" sont de surcroît de mauvaise qualité et le prix de ces traitements "prohibitif".

Selon le texte adopté hier, l'autorité administrative pourra prendre en compte des "circonstances humanitaires exceptionnelles". Circonstances dont les contours restent encore flous...

Découverte sur la schizophrénie
Selon le site de la revue Nature, des chercheurs américains viennent de découvrir les mécanismes biologiques de la schizophrénie grâce à des outils inédits. La première étape a consisté à prélever des cellules de la peau de quatre malades schizophrènes, rap­porte Le Figaro (page 11).

Après traitement, les chercheurs les ont transformées en cellules souches "pluripotentes", lesquelles ont été ensuite transformées en neurones. Ainsi, "par le biais de cette magie biologique ultramoderne, des neurones spécifiques de chacun de ces malades ont pu être créés", indique le quotidien.

Ces cultures ont ensuite été soumises à cinq médicaments utilisés dans le traitement de la schizophrénie jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que l'un d'eux (la loxapine) améliorait les connexions neuronales.
Frédéric Lavignette