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Etienne Caniard, candidat à la présidence de la Mutualité Française

Reprenant une information publiée dans l'Agence fédérale d'information mutualiste (Afim) de vendredi dernier, Les Echos (page 33) annoncent la candidature d’Etienne Caniard à la présidence de la Mutualité Française, enregistrée lors du conseil d’administration du 29 octobre. Il est à ce jour le seul candidat officiellement déclaré. Le quotidien économique précise que l’élection du nouveau président aura lieu lors de l’assemblée générale du 14 décembre prochain.

Dans une courte biographie, il rappelle qu’Etienne Caniard, âgé de 58 ans, est membre du collège de la Haute Autorité de santé (HAS) et qu’il a présidé la Mutuelle des agents des impôts (MAI), pendant dix ans. Avant de rejoindre la HAS, "il a joué, en tant que délégué aux questions de santé de la Mutualité, un rôle de négociateur important pendant la réforme de l’assurance maladie en 2004".

Pour l’actuel président, Jean-Pierre Davant, qui a accompli trois mandats depuis sa première élection en 1992, "le mouvement mutualiste n’a jamais été aussi représentatif, aussi fort". Marqué par une vague de concentrations sans précédent, il se trouve actuellement "à un nœud de l’histoire". Tout l’enjeu est aujourd’hui de réussir à "créer des outils opérationnels et à innover", afin de conforter sa place de premier mouvement de santé en France, expliquait-il aux Echos, en février dernier.

C’est notamment dans cette optique, rappelle ce quotidien, que Jean-Pierre Davant a défendu ses derniers projets : Priorité santé mutualiste, l’expérimentation Tensioforme sur l’hypertension artérielle (HTA) pour tenter de limiter les entrées en affections de longue durée (ALD), ou encore le Groupe hospitalier de la Mutualité Française (GHMF).

Le prix des cigarettes augmente
Dès ce lundi, les fumeurs vont payer leur paquet de cigarettes plus cher de 6%. Cette augmentation a fait l’objet d’un arrêté ministériel, paru au Journal officiel de samedi. Les marques les plus vendues vont passer ainsi de 5,60 euros à 5,90 euros, précise Le Parisien/Aujourd’hui (pages 1 à 3).

Le quotidien observe que ces hausses à répétition sont loin de satisfaire les médecins et les associations anti-tabac, qui s’accordent à dire qu’une hausse inférieure à 10% n’a pas d’effet sur la consommation et donc sur la santé publique. C’est justement le cas de l’Alliance contre le tabac, dont le président d’honneur, le Pr Gérard Dubois, se déclare "indigné" par la faiblesse de l’augmentation du prix des cigarettes. "Pour la troisième fois, on fait semblant de lutter contre le tabagisme en piétinant les intérêts de santé publique", dénonce-t-il dans un entretien au Parisien (page 2).

De son côté, Le Monde de samedi (pages 24 et 25) publie une enquête sur la féminisation du phénomène. "Le tabagisme féminin s’annonce comme une catastrophe sanitaire du troisième millénaire", affirme la Dre Anne Borgne, addictologue à l’hôpital Jean–Verdier de Bondy (Seine-Saint-Denis). En effet, la mortalité par cancer du poumon chez les femmes de 40 ans a été multipliée par quatre de 1984 à 1999; dans le même temps, elle baissait de moitié chez les hommes.
Le Monde relève également que les subs­tituts tabagiques sont très mal pris en charge. Le ministère de la Santé a décidé de faire passer de 50 à 100 euros le forfait pour la prise en charge de ces médicaments pour les bénéficiaires de la CMU et les femmes enceintes. Mais cette mesure est jugée insuffisante par les médecins, qui prônent la gratuité.

Piètre consolation, cette hausse des prix devrait se traduire par 660 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires par an. Les recettes de l’Etat au titre du droit de consommation du tabac devraient ainsi dépasser pour la première fois les 10 milliards d’euros en 2010.

John Sutton