Epidémie de dengue aux Antilles : renforcement des moyens de lutte

Les ministres de la Santé et de l'Outre-mer ont annoncé samedi aux Antilles un renforcement des moyens pour lutter contre l'épidémie de dengue, qui vient de faire une treizième victime à la Martinique, s'ajoutant aux six morts déjà recensés en Guadeloupe, indique Le Figaro (page 9). La plupart des victimes sont des enfants ou des adultes souffrant de maladies chroniques. Roselyne Bachelot et Marie-Luce Penchard ont précisé que 300 volontaires du Service civique seront "mobilisés" pour détruire dans les écoles les gîtes larvaires du moustique Aedes Aegypti, vecteur de la maladie, note La Croix (page 8).

Elles ont annoncé l'ouverture du droit au remboursement par la Sécurité sociale des examens sérologiques pour le dépistage de la dengue et le renforcement du nombre de médecins pour traiter la maladie dans les deux départements.

Quelque 200.000 euros vont également être versés à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pour l'élimination des équipements électroménagers et des véhicules hors d'usage abandonnés, foyers de reproduction du moustique vecteur de la dengue.

Parmi les malades hospitalisés, figure le préfet de La Martinique, Ange Mancini. Malgré "une légère baisse du nombre de cas", lors de la troisième semaine d'août par rapport à la deuxième, la ministre de la Santé a jugé qu'il était encore "trop tôt pour parler d'une diminution de l'épidémie", rapporte L'Humanité (page 10). En Martinique, le nombre de cas est descendu de 4.160 à 3.600 sur cette semaine-là, et de 3.700 à 2.900 en Guadeloupe.

"Dans les Caraïbes, nous observons une montée des résistances des moustiques aux insecticides", souligne le Dr André Cabié, chef du service des maladies infectieuses du CHU de Fort-de-France (Martinique). Un vaccin développé par Sanofi-Pasteur est en phase avancée d'essais cliniques et pourrait être disponible d'ici trois à quatre ans, révèle Le Figaro. Depuis le début de l'année, quelque 800 cas dengue importés des zones tropicales ont été recensés en métropole, soit le double du nombre de cas enregistrés en 2009. Pour l'instant, aucune transmission autochtone n'a été rapportée en métropole.

Retraites : la CGT ira "jusqu'au bout"
A une semaine de la journée d'action du 7 septembre, les syndicats tentent d'accentuer la mobilisation dans le secteur privé, où les tensions sont importantes, selon Les Echos (page 2). Vendredi, au micro de RTL, le secrétaire général de la CGT s'est moqué de Nicolas Sarkozy qui "s'efforce" selon lui "de sortir de petits extincteurs". Par cette allusion, Bernard Thibault visait la décision du chef de l'Etat de renoncer à interdire le cumul pour les étudiants et leurs familles des aides personnalisées au logement et de la demi-part fiscale. Autre extincteur pointé par le leader de la CGT, la tenue d'une réunion exceptionnelle sur les retraites entre Nicolas Sarkozy, le chef du gouvernement et les ministres du Travail et du Budget, souligne La Tribune (page 5). Au menu de cette rencontre : une meilleure prise en compte "de la situation de ceux qui ont eu une vie plus dure que les autres", selon les propres mots du président.

"Nous irons jusqu'au bout pour combattre cette réforme gravissime, qui vise à baisser le montant des pensions versées aux générations futures pour répondre aux injonctions des marchés", déclare Bernard Thibault dans un long entretien au Parisien/Aujourd'hui (page 9). "Nous allons tout faire pour que cette journée soit la plus impressionnante possible et que le président de la République prenne enfin la véritable mesure de la situation", an­nonce le leader de la CGT. Il prévient que, "si malgré cela, Nicolas Sarkozy reste sourd, nous envisagerons des suites rapidement". Les syndicats feront le point dès le lendemain, le 8 septembre, avec du côté de la CGT, "des assemblées générales de personnel dans un maximum d'endroits".
John Sutton