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Enquête de la LMDE : un étudiant sur cinq renonce à des soins

Une enquête de la Mutuelle des étudiants (LMDE), présentée aujourd'hui lors de son congrès à Tours, montre qu'un étudiant sur trois (34%) dit avoir renoncé, faute d'argent, à consulter un médecin et un sur cinq ne peut acheter les médicaments prescrits, indique L'Humanité (page 5). Chez les étudiants qui n'ont pas de mutuelle, la proportion de ceux qui renoncent aux soins grimpe jusqu'à 40%.

Ils sont nombreux à ne pas bénéficier d'un niveau de protection sociale suffisant. Seuls 32% des étudiants déclarent avoir pu passer une visite médicale, pourtant obligatoire, durant l'année de leur licence, contre 59% en 2008, notent Les Echos (page 5). "Cet affaiblissement du suivi sanitaire à l'université se retrouve aussi dans l'enseignement secondaire", souligne l'enquête.

Se soigner serait-il devenu un luxe, interroge L'Humanité. "Quand on n'arrive pas à boucler ses fins de moins, oui", répond Alexandre, étudiant parisien. "La mutuelle complémentaire, c'est 20 euros de plus par mois, je ne peux pas me le permettre. (...) Il me faut une prothèse sur une dent et la Sécu ne me rembourse que la moitié. J'attendrai…" Comme Alexandre, 19% des étudiants n'ont pas de mutuelle, contre 6% dans la population générale.

Parmi les solutions proposées par la LMDE, figurent le rétablissement de la visite médicale obligatoire dès la première année et à l'entrée du deuxième cycle universitaire, le développement de la médecine préventive, la création d'une maison de santé de proximité dans chaque ville universitaire et la mise en circulation d'un "chèque santé" de 200 euros.

Par ailleurs, Le Parisien/Aujourd'hui consacre sa "une" et deux pages intérieures à "ces étudiants décédés ces derniers mois pour avoir trop bu lors de soirées particulièrement arrosées". Un père de famille va porter plainte contre X pour mise en danger d'autrui, après la mort de son fils électrocuté sur les voies du métro, après une fête étudiante. "C'est un combat que je veux mener pour (...) faire en sorte que cela n'ar­rive pas à d'autres parents", confie-t-il au Parisien (page 3). Des mesures gouvernementales sont en préparation pour lutter contre ce fléau.

Les aliments anticancer n'existent pas
Selon un rapport de l'Agence nationale de sécurité de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) publié hier (anses.fr), la notion d'"aliments anticancer" n'existe pas, souligne Le Monde (page 13). "Aucun aliment, quelle que soit sa composition nutritionnelle, ne peut à lui seul s'opposer au développement d'un cancer ou de toute autre maladie", explique la Pre Irène Margaritis, responsable de l'unité Evaluation des risques nutritionnels à l'Anses.

Le rapport de l'agence vise, à mots couverts, les livres à succès et autres conseils qui fleurissent sur Internet à propos des aliments censés prévenir le cancer. Des médecins comme le psychiatre David Servan-Schreiber, le chercheur canadien en oncologie, Richard Béliveau ("Les aliments anticancer"), le Pr David Khayat, chef du service de cancérologie de la Pitié-Salpêtrière et ancien président de l'Inca, ont en effet publié des best-sellers sur le sujet, mentionne Le Monde (page 13).

Pour la prévention du cancer, "on retombe sur les mêmes recommandations que pour d'autres pathologies", comme le diabète de type 2, l'obésité ou les maladies cardio-vasculaires, souligne Irène Margaritis.

L'agence donne trois conseils principaux de prévention : réduire sa consommation d'alcool, avoir une alimentation équilibrée et diversifiée, et pratiquer régulièrement une activité physique. Elle rappelle qu'un tiers environ des cancers les plus fréquents "pourraient être évités grâce à la prévention nutritionnelle, y compris l'alcool, dans les pays développés", et un quart dans les autres.
John Sutton