Elections régionales : les socialistes en tête

Abstention et sanction. Ce sont les deux vocables utilisés dans la presse pour traduire les résultats du 1er tour des élections régionales. Il faut dire qu'"avec près de 53%, l'abstention atteint un niveau sans précédent pour ce type de scrutin", relève Le Figaro (pages 2 à 10). "C'est la plus faible participation enregistrée aux élections régionales depuis que les régions sont devenues collectivités territoriales", a d'ailleurs précisé le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.

Hormis ce "vainqueur symbolique", il en est un autre plus politique, note Libération (pages 2 à 10) : la gauche. Avec une moyenne nationale de 29,5% "rien que pour le PS, l'opposition se place nettement devant le parti présidentiel". L'UMP est crédité de 27% des voix, souligne le quotidien. A la troisième place, on trouve Europe-Ecologie avec 12,5% des voix. Le Front national lui emboîte le pas avec 11,7% des suffrages. Quant au Modem, observe Le Parisien/Aujourd'hui (pages 2 à 11), il réalise "son pire résultat depuis sa création", avec une moyenne de 4%.

Comme l'indique La Croix (pages 2 et 3), la majorité évoque "la faible mobilisation des électeurs pour minimiser ses mauvais résultats". Toutefois, constate Le Parisien/Aujourd'hui, le parti présidentiel a bel et bien reçu un "avertissement". "Non seulement, l'UMP ne semble pas capable de reconquérir des régions mais elle n'est pas assurée de conserver l'un de ses deux derniers bastions, l'Alsace", signale le quotidien. Comme le rappelle La Tribune (pages 2 à 4), "depuis 2004, vingt-quatre régions sur vingt-six étaient gérées par la gauche (vingt en métropole et quatre en Outre-mer), seules l'Alsace et la Corse étaient dirigées par la droite".

En Ile-de-France, les résultats ont réservé "une bonne surprise" à la candidate de l'UMP, selon l'expression du Figaro. En effet, Valérie Pécresse a obtenu 28,2% des voix devant le socialiste Jean-Paul Huchon (24,9%). Cependant, ce dernier semble "en route pour un troisième mandat", estiment Les Echos (pages 2 à 5), notamment grâce à une alliance avec les autres partis de gauche et avec Europe-Ecologie. La situation est identique en Rhône-Alpes : devancé par l'UMP (27%), le socialiste Jean-Jack Queyranne (25%) a toutes les chances de conserver son fauteuil par le jeu des alliances.

En région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le président socialiste Michel Vauzelle est également "quasiment assuré de remporter un troisième mandat", estime le quotidien économique. Il a obtenu 28,4% des suffrages devant l'UMP (24,8%) et le Front national (20,8%), et devrait s'allier avec les élus d'Europe-Ecologie.

Cancer de la prostate : le dépistage en débat
La controverse sur le dépistage du cancer de la prostate ne cesse d'agiter les milieux médicaux. Depuis plusieurs années, l'Association française d'urologie (Afu), d'une part, et la Haute Autorité de santé (HAS) et l'Institut national du cancer (Inca), d'autre part, divergent sur ce point.

Comme le rappelle Le Monde de samedi 13 mars (page 3), L'Afu recommande un test de dépistage annuel pour les hommes de 50 à 75 ans. Ce qui n'est pas le cas de la HAS et l'Inca. Pour ces deux organismes, les tests réalisés sur l'antigène spécifique prostatique (PSA) devraient être réservés annuellement aux personnes ayant un "risque élevé" de cancer. Dans Le Figaro (page 13), le Pr Guy Vallancien, chef du service d'urologie et de néphrologie à l'Institut mutualiste Montsouris (Paris), estime que cette "mauvaise querelle qui a perturbé l'opinion sur l'utilité de dépister un cancer qui ne serait pas dangereux n'a pas de sens. Savoir si on est atteint d'un cancer procède d'une dé­marche logique que les médecins ne peuvent refuser à celui qui se préoccupe de sa santé".
Frédéric Lavignette