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Elections prud’homales : test pour les syndicats

A en croire le sondage réalisé pour le magazine Liaisons sociales, les élections prud'homales qui se déroulent aujourd'hui ne devraient pas remporter un vif succès auprès des salariés. Comme le rapporte La Tribune, "près de 7 électeurs sur dix (69%) s'abstiendraient ou voteraient blanc ou nul".

Redoutant cet abstentionnisme, L'Humanité presse ses lecteurs à se mobiliser en titrant en "une" d'un énergique : "Votez !" Le scrutin qui se déroule aujourd'hui, explique plus loin le quotidien (pages 2 et 3), "est la plus importante élection en nombre d'électeurs après les échéances politiques". En se déplaçant massivement dans les bureaux de vote, les 18,6 millions de salariés témoigneront de leur "volonté lucide et déterminée de résistance", prévient ainsi dans son éditorial Maurice Ulric.

Pour Libération (pages 6 et 7), ce scrutin servira de test. En effet, il va permettre de livrer "une photographie de la popularité des syndicats, au moment même où la loi du 20 août 2008 sur la rénovation de la démocratie sociale fait du poids électoral le critère principal de la représentativité syndicale". En vertu des nouvelles règles, rappelle le quotidien, il faudra désormais obtenir 10% des suffrages dans les entreprises, puis 8% dans les branches et au niveau national, pour être considéré comme représentatif des salariés.

Il y a six ans, lors du précédent vote prud'homal, rappelle Le Figaro (page 18), la répartition de cette popularité s'était déclinée de la sorte : avec 32,13% des voix ; la CGT s'était placée en tête devant la CFDT (25,23%) et FO (18,28%). La CFTC (9,25% des voix) avait suivi en quatrième place, précédant la CFE-CGC (7,01%), l'Unsa (4,99%) et Solidaires/Sud (1,51%).

FMP : à la recherche de solutions collectives
Haut lieu de tous les meetings politiques et sociaux des dernières décennies, la salle de la "Mutu", dans le 5e arrondissement de Paris, est-elle menacée ? C'est la question posée ce matin par Le Parisien/Aujourd'hui dans son édition de Paris (page II). Au-delà du symbole représenté par le Palais de la Mutualité, environ 500 emplois pourraient être menacés, soit un tiers des effectifs de la FMP.

L'Autorité de contrôle des mutuelles (Acam) n'a pas approuvé un premier plan de redressement. Selon des "sources concordantes", écrivent Les Echos (page 33), la FMP serait placée "sous administration provisoire". Ce plan prévoyait des cessions (activité de tourisme, gestion du régime des travailleurs indépendants), le transfert de certaines fonctions support ainsi que des fermetures de site, à commencer par les centres de santé.

Ce projet "reposait sur une intervention de la Matmut, qui avait été préférée à la Mutualité française", écrit Géraldine Vial. Mais dès lors que l'Acam a refusé le plan, "nous n'avons plus aucune implication dans le dossier", fait observer Daniel Havis, le président de la Matmut.

Toujours dans Les Echos, la Mutualité française "déplore que la FMP n'ait pas fait appel [à elle] en amont" pour faire face à des difficultés de gestion qui sont nées sous l'ancienne présidence de cette union de mutuelles. "L'affaire, qui porte atteinte à l'image du mouvement, est prise très au sérieux" par la FNMF. Ce dossier sera examiné par le bureau de la Fédération de demain. Jean-Pierre Davant "espère proposer avec les grandes mutuelles des solutions collectives à l'administrateur provisoire".

Prothèses dentaires : à quand la transparence ?
A l'occasion du congrès de l'Association dentaire française (ADF), qui s'est tenu du 25 au 29 novembre à Paris, Le Monde (page 27) consacre un article didactique sur le coût des prothèses dentaires. La journaliste, Sandrine Blanchard, rappelle que depuis trente ans, les tarifs sont opposables sur les soins conservateurs mais libres sur les soins prothétiques. Pendant longtemps, explique-t-elle, les prothèses ont été perçues par l'assurance maladie obligatoire comme relevant de l'esthétique, et non des soins. Résultat : au fil des décennies, les tarifs des prothèses se sont envolés "dans une anarchie sans limite", explique le directeur général de la Mutualité française, Daniel Lenoir. En moyenne, précise Le Monde, "le taux de dépassement atteint 91% avec des pointes à 145%, notamment à Paris". Pour freiner cette évolution, Daniel Lenoir estime "urgent" que les tarifs puissent être négociés entre les professionnels de santé, l'assurance maladie et les complémentaires.

Frédéric Lavignette