Des traitements contre le cancer plus ciblés

A l'occasion de la Journée mondiale sur le cancer, les dernières avancées en matière de recherche sur cette maladie ont été dévoilées. Comme l'explique Le Figaro (page 13), "les nouvelles approches permettent désormais de guérir ou de contrôler l'évolution de la maladie".

Le cancer n'en est pas pour autant éradiqué, souligne L'Humanité (page 9). Avec plus de 12 millions de nouveaux cas annuels dans le monde, le cancer constitue la première cause de mortalité. Tous les ans, en effet, 7,6 millions de personnes décèdent de cette pathologie.

Pourtant, déplore l'Union internationale contre le cancer (UICC), 40 % des tumeurs pourraient être évités par "des mesures simples". L'arrêt du tabac et la limitation de l'alcool, une pratique régulière du sport ou encore une alimentation saine permettraient de ralentir fortement l'apparition de tumeurs malignes.

Comme le rapporte Le Figaro, dans le monde, "les cancers du poumon sont de loin les plus meurtriers avec 1,3 million de victimes, suivis par ceux de l'estomac (803.000 décès), du côlon et du rectum (639.000), du foie (610.000) et du sein (519.0000)."

Selon le quotidien, la moitié des 330 000 nouveaux cas de cancers recensés chaque année en France se guérit. Mais d'ici à dix ans, estime le président de l'Association pour la recherche sur le cancer, Jacques Raynaud, "on devrait arriver à un taux de 60%".

Actuellement, la chirurgie représente le premier des traitements. "Mais les thérapies dites ciblées sont de plus en plus étudiées, éventuellement associées avec des chimiothérapies classiques", observe Le Figaro. Dans le même temps, les chercheurs se penchent sur le décryptage des cartes d'identité génétique des tumeurs afin de "prédire chez un patient donné le pronostic de la maladie et/ou la sensibilité à certains traitements".

En ce qui concerne le traitement du cancer du sein, d'énormes progrès ont été réalisés. Même si cette maladie est encore responsable de 10.000 décès par an, le taux de survie, cinq ans après les premiers signes, est estimé à 85%. La réduction de cette mortalité s'explique aussi par une meilleure information des femmes et un traitement précoce.

Un diagnostic précoce augmente les chances de survie. C'est le cas pour le cancer de la prostate de plus en plus dépisté grâce à l'antigène spécifique prostatique (PSA). De la sorte, en 2009, plus de 70.000 cas ont été détectés en France.

Toxicomanie : les trois tendances
Un rapport rendu public hier par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) "confirme trois tendances apparues année après année" en matière de drogues, rapporte Libération (page 28). La première est la banalisation du cannabis entre 1999 et 2009. Avec 1,2 million de fumeurs réguliers et 550.000 fumeurs quotidiens, son usage est désormais massif et stable, remarque le quotidien.

L'autre tendance traduit une "démocratisation" de la cocaïne au cours des années 2000, ajoute Le Figaro (page 12). Le niveau d'expérimentation de cette drogue a triplé entre 1992 et 2005, passant de 1,2% à 3,8%. Cette "popularité" a désormais pénétré les milieux sociaux les plus hétérogènes.

Dernière tendance, indique Le Monde (page 8), "le retour en grâce de l'hé­roïne". Elle avait disparu dans les années 1990, notamment grâce à l'introduction de traitements de substitution, comme la méthadone. Elle réapparaît à partir de 2006. La disparition de sa mauvaise image est pour beaucoup dans ce retour. Dé­sormais, elle n'est plus associée au côté "junkie", en partie parce que de nouveaux modes de consommation lui sont associés : désormais, elle n'est plus injectée mais fumée. Mais les risques d'overdose existent toujours.

Frédéric Lavignette