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Des syndicats toujours vigilants

Avec l'élection du nouveau président de la République, les syndicats sont dans l'attente. La plupart des centrales ont en effet manifesté leur désir de renouer des relations sereines avec le sommet de l'Etat et aspirent à un changement de politique.

La CGT s'est, par exemple, "félicitée de la défaite de Nicolas Sarkozy", écrit Le Figaro (page 22). Selon elle, l'élection de François Hollande crée "un contexte a priori plus favorable" à la satisfaction des revendications des salariés.

Du côté de Force ouvrière, on attend "surtout un dialogue social normal" avec le chef de l'Etat. "Avec Nicolas Sarkozy tout se traitait à l'Elysée, ce n'est pas bon, y compris en terme de démocratie. Il faut un Premier ministre avec de réels pouvoirs et un gouvernement avec qui l'on discute", déclare son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui (page 8).

Pour autant, les syndicats ne resteront pas impassibles et entendent jouer leur rôle de contre-pouvoir. D'ailleurs, indiquent Les Echos (page 3), ils "mettent déjà la pression", en particulier au sujet de la "réforme globale des retraites" annoncée par François Hollande. Alors que ce dossier portant sur l'âge de départ, la pénibilité et les carrières fractionnées doit être négocié avec les partenaires sociaux d'ici à juin 2013, ceux-ci commencent à baliser le terrain.

Pendant la campagne présidentielle, poursuit Jean-Claude Mailly, il a été dit que "le droit à la retraite à 60 ans serait rétabli pour ceux ayant cotisé 41 ans". Pour lui, cette mesure est "trop restrictive", car elle suppose que "les périodes validées au titre du chômage, ou encore les majorations de durée d'assurance attribuées aux mères de familles, ne seront pas prises en compte", rapportent Les Echos.

La CGT est aussi sur la réserve, indique le quotidien économique, mais elle es­père que cette réforme va évoluer. "Pour nous, remarque Eric Aubin, le spécialiste des retraites pour le syndicat, ce décret n'est qu'une première étape vers le rétablissement du droit au départ à 60 ans pour tous. "

Du côté de la CFDT, en revanche, cette réforme est accueillie sans trop de critique. Jean-Louis Malys, en charge du dossier pour le syndicat, estime qu'elle devrait être "une avancée significative pour les personnes qui ont commencé à travailler jeune et qui ont cotisé plus longtemps que les autres".

Reste un obstacle d'ordre budgétaire. Vers la fin de l'année, le Conseil d'orientation des retraites (Cor) doit actualiser ses prévisions qui seront "très vraisemblablement moins bonnes" qu'en avril 2010, estime Raphaël Hadas-Lebel, le président du Cor. La crise et la réforme de 2010 sur ces mêmes retraites ont en effet fortement affecté les comptes.

Prudence sur les régimes alimentaires
C'est de saison, les régimes alimentaires font leur retour dans l'actualité. Mais cette fois, plusieurs études évaluent leur efficacité. Celle que publie aujourd'hui l'Inserm porte sur un panel de 105 711 Français, rapporte Le Parisien/Au­jourd'hui (pages 2 et 3). Elle révèle que "sept femmes sur dix et un homme sur deux souhaitent peser moins" et que les motivations sont de divers ordres. Elles vont du confort (49,6%) aux problèmes de santé liés au surpoids (11,8%) en passant par des raisons esthétiques (12,4%).

Comme le mentionne Le Figaro (page 14), tous les régimes ne se valent pas. Une étude épidémiologique, appelée NutriNet-Santé, a comparé l'effica­cité de plusieurs d'entre eux. Alors que certains peuvent avoir des effets spectaculaires sur le moment, "ils ne sont pas efficaces sur le long terme", observe le Pr Serge Hercberg, responsable de l'étude. En résumé, précise le quotidien, ce qu'il faut pour maigrir c'est "manger varié, éviter le grignotage, réduire graisses et sucres".

Une autre étude de l'Agence natio­nale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) pointe de son côté les dégâts occasionnés par 15 de ces régimes. Comme le rapportent Les Echos (page 11), "il s'avère que tous provoquent une perte de la masse musculaire, que certains entraînent des problèmes hépatiques et rénaux […] ou encore une diminution de la densité minérale os­seuse de 1 à 2%". Tout cela sans parler de l'hypertension ou de l'hypercholestérolémie que peuvent générer certains de ces régimes en cas de diabète ou d'hypertension.
Frédéric Lavignette