Des solutions simples pour éviter les chutes des personnes âgées

S'adapter pour éviter la chute. C'est en quelque sorte l'esprit du programme que viennent de mettre en oeuvre l'Agence nationale des services à la personne (ANSP) et la Commission pour la sécurité des consommateurs (CSC).

A l'occasion du Salon des seniors qui se tient à Paris, porte de Versailles, jusqu'au 26 mars, les deux organismes présentent des solutions pour éviter les 9.000 décès de personnes âgées occasionnés par des chutes. D'après Le Figaro (page 10), ces accidents "représentent près de la moitié des victimes des accidents mortels de la vie courante". Dans 70% des cas, ils se produisent à la maison.

Toutes les chutes ne sont heureusement pas mortelles : les moins graves conduisent entre 430.000 et 470.000 personnes de plus de 65 ans aux urgences. De ce fait, elles "coûtent cher à l'assurance maladie", note le quotidien, alors qu'elles pourraient être évitées grâce à des mesures d'aménagement très simple "peu coûteuses et faciles et mettre en oeuvre".

Afin de diviser les chutes par trois, l'ANSP et la CSC préconisent certains aménagements de l'habitat, peu difficiles à mettre en oeuvre. Par exemple : entourer les interrupteurs de ruban adhésif phosphorescent, éviter les tapis dans les endroits de passage, les parquets trop cirés ou encore fixer les fils aux murs.

Le plus délicat dans cette démarche est de convaincre les personnes âgées de l'importance de tels aménagements, estime le président de la CSC, Luc Marchand. En effet, selon lui, le "déni de vieillesse rend la prévention difficile". Pourtant, enchaîne le Pr Gilles Kemoun, spécialiste en médecine physique et de réadaptation, "la chute est une des premières causes d'entrée dans la dépendance".

Seuls 20% des enfants autistes sont scolarisés
La loi de 2005 sur le handicap n'y a rien fait : les enfants autistes restent encore privés d'école. Pour cette raison, rapporte Le Figaro (page 10), le collectif Autisme a lancé hier une campagne pour dénoncer cette "situation inadmissible", chiffres à l'appui.

Selon cette association, huit enfants autistes sur dix n'ont pas encore accès à l'école ordinaire, "faute de moyens et de formations suffisants des enseignants", précise Le Parisien/Aujourd'hui (page 16).

De surcroît, ajoute Le Figaro, "les enseignants ne seraient pas nombreux à voir d'un très bon oeil l'arrivée d'un enfant autiste dans leur école". Seuls 18% des professeurs estiment que l'école ordinaire est "le meilleur environnement" pour ces enfants. D'après La Croix (page 6), 29% de la population partagent cet avis.
Frédéric Lavignette