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Des pistes pour contenir les dépenses maladie

Les suggestions que le groupe de travail sur le pilotage des dépenses d'assurance maladie doit rendre à la mi-avril au gouvernement commencent à être dévoilées. Son objectif est de préconiser de nouveaux outils aptes à prévenir le dérapage des dépenses maladie en cours d'année. Présidé par Raoul Briet, membre du collège de la Haute Autorité de santé, ce groupe doit également examiner "des solutions pour que l'objectif des dépenses voté chaque année par le Parlement soit mieux respecté", signalent Les Echos (page 5).

Le quotidien économique révèle trois des scénarios envisagés par ces experts. Première piste : permettre au comité d'alerte de publier plus fréquemment des avis lorsque les dépenses risquent d'être dépassées. A l'heure actuelle, ce comité tire le signal d'alarme lorsque l'objectif des dépenses s'apprête à être dépassé d'au moins 0,75%.

Selon Les Echos, ce comité pourrait désormais se réunir "tous les trimestres ou trois fois par an". Une réduction du seuil à partir duquel l'alerte est déclenchée est aussi à l'étude : 0,5% pourrait devenir le prochain niveau d'intervention. Cette proposition comporte toutefois un risque, reconnaît le groupe de travail. Elle banaliserait la procédure et entraînerait une "perte du pouvoir dissuasif du comité d'alerte".

Le deuxième scénario, poursuivent Les Echos, vise à créer un "comité de suivi" regroupant des représentants de toutes les administrations concernées. Il pourrait se réunir de façon mensuelle dès le mois de février.

Dernière voie : "Prévoir chaque année des provisions qui ne seraient activées que lorsqu'un dérapage des dépenses se profile", indiquent Les Echos. En effet, le groupe de travail estime que plusieurs secteurs peuvent se passer provisoirement de leurs crédits, leurs dépenses n'étant pas jugées prioritaires. Par exemple, les dotations au Fonds pour la modernisation des hôpitaux seraient versées que si l'objectif des dépenses est susceptible d'être tenu. Une "idée alternative" a cependant été évoquée par le groupe de travail, note le quotidien économique : "Le risque de dépassement pourrait être intégré dans la construction même de l'objectif, qui serait en quelque sorte surévalué."

Mieux détecter la surdité de l'enfant
La Haute Autorité de santé (HAS) a émis hier plusieurs recommandations concernant la surdité des enfants de moins de 6 ans. Elles visent "une prise en charge précoce de la surdité des enfants, avant l'âge d'un an", rapportent Le Figaro (page 13). La HAS propose également de renforcer l'information des parents "afin qu'ils puissent choisir en toute connaissance de cause entre les différentes approches pour l'apprentissage d'une langue".

Actuellement, la prise en charge n'est pas satisfaisante, elle est même parfois "opaque". La première difficulté consiste à identifier la surdité du nourrisson. En raison de sa complexité, le diagnostic est souvent tardif. Le dépistage néonatal est de surcroît "très aléatoire en fonction des régions et des maternités. En pratique, moins de 50% des nouveau-nés y auraient accès", rapporte le quotidien.

Le mode de communication avec l'enfant sourd soulève un vif débat : doit-on préférer la langue des signes ou l'approche audiophonatoire, autrement dit la pose de prothèses auditives ? "Consti­tué de professionnels sourds et entendants et de représentants des enfants sourds, le groupe de travail de la HAS a visiblement du mal à adopter une position commune", souligne Le Figaro. Si l'approche audiophonatoire devait être choisie, la HAS conseille de poser les prothèses dans les trois mois suivant le diagnostic.
Frédéric Lavignette