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Des étoiles pour les hôpitaux

Pour renforcer la transparence, tous les hôpitaux publics et les cliniques privées seront obligés d’afficher, à partir du 1er janvier prochain, dix indicateurs de qualité et de sécurité des soins à l’intention du public. Grâce à ces "étoiles", "il en sera bientôt des hôpitaux comme des hôtels", estime Le Figaro (page 15).

Cette nouvelle obligation, rappelée hier par la ministre de la Santé, est la première application de la loi "Hôpital, patients, santé et territoire" (HPST), rappelle La Tribune (page 4). En 2011, d’autres indicateurs seront mis en place, notamment un indicateur de mortalité. De la sorte, souligne le quotidien économique, "les patients ne devraient ainsi plus avoir à attendre les classements publiés par les hebdomadaires".

L’Express, justement, publie cette semaine "le classement 2010 des hôpitaux les plus sûrs", réalisé à partir de l’étude de 1 553 établissements : CHU, centres de lutte contre le cancer, hôpitaux locaux, cliniques… Pour l’hebdomadaire, cette nouvelle édition "est à marquer d’une pierre blanche" puisque les établissements bien notés sont majoritaires. Il faut dire que "pour le plus grand bien des malades", "la plupart des équipes soignantes se sont largement mobilisées, à travers la France pour mieux organiser la lutte contre les infections nosocomiales", ajoute-t-il.

Ce classement est établi à partir d’un score général obtenu par les établissements de soins dans leur lutte contre ces infections. Ce score a été bâti à partir de quatre indicateurs : l’indice Icalin, qui mesure les efforts réalisés en matière de lutte contre les maladies nosocomiales, la consommation de solutés hydro-alcooliques par le personnel, la consommation d’antibiotique et la surveillance des infections du site opératoire. Parmi les cliniques de plus de 100 lits figurent en haut du classement la clinique mutualiste de St-Etienne, Les Portes du sud (Vénissieux), les Eaux-claires (Grenoble) ou encore Jules- Verne (Nantes). Dans la catégorie des établissements de moins de 100 lits, la clinique mutualiste St-Louis (Ganges), la clinique mutualiste du Gévaudan (Marjevols) sont parmi les meilleurs élèves.

Mutuelles : les raisons de l’augmentation des cotisations
L’implication des mutuelles dans le financement du plan de vaccination contre la grippe A/H1N1 va entraîner une augmentation inévitable des cotisations, indique Jean-Martin Cohen Solal, directeur général de la Mutualité Française. dans un entretien à Sud-Ouest. Cette contribution est à hauteur de la valeur théorique du ticket modérateur sur le coût des vaccins : 280 millions d’euros. Toutefois, cette somme pourrait éventuellement être ramenée à "230 millions compte tenu d’une baisse de la TVA sur les vaccins non utilisés ou cédés à l’étranger", a précisé le directeur général.

En contribuant à une action de santé de cette envergure, la Mutualité Française est dans son rôle, estime Jean-Martin Cohen Solal. Cependant, elle a réclamé deux conditions. La première est que cette contribution soit versée à l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), "pour bien en marquer le caractère exceptionnel", souligne-t-il. La seconde : que l’on tienne réellement compte du nombre de vaccins utilisés.

La lutte contre la grippe A se traduira par une augmentation de 0,94 % des cotisations. A cela, il faut ajouter, entre autres, les conséquences de l’augmentation de 2 euros du forfait hospitalier ou la pérennisation de la taxe sur le chiffre d’affaires qui est passé de 2,4 % à 5,9 %. Au final, les cotisations augmenteront en moyenne "de 3 à 6 %", prévient Jean-Martin Cohen Solal.

Matmut + Macif + Maif = Sferen
La Matmut, La Maif et la Macif ont crée hier Sferen, une société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam). Objectif : "nouer des liens de solidarité financière importants et durables", explique dans Les Echos (page 29), le président de la Maif, Roger Belot. qui présidera dans un premier temps cette nouvelle entité. Comme le signale La Tribune (page 20), le groupe réunit 10,3 millions de sociétaires pour 9,2 milliards d’euros de revenus.

Frédéric Lavignette