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Dépenses d’assurance maladie: l’hôpital en cause

Rien n'est encore définitif, mais selon toute vraisemblance, en 2009, les dépenses d'assurance maladie devraient être au-delà de l'objectif fixé par le Parlement. Et l'hôpital apparaît comme le principal responsable de cette situation. Alors que les remboursements de soins de ville sont restés à peu près sous contrôle, expliquent Les Echos (page 3), l'hôpital aurait "nettement" dépassé son objectif. Il était établi à 150 millions d'euros. Aujourd'hui, la direction des hôpitaux parle plutôt de 440 millions d'euros.

Face aux 70 milliards d'euros que représente l'ensemble des dépenses hospitalières, ces montants sont plutôt faibles. Et pourtant, "ils devraient entraîner une hausse des dépenses d'assurance maladie d'environ 3,5% en 2009, soit autant qu'en 2008", préviennent Les Echos. Comme le rappelle le quotidien économique, la loi de financement de la Sé­curité sociale pour 2009 fixait cette progression à 3,3%.

Ce dérapage s'explique principalement par la mise en place, le 1er mars dernier, de la nouvelle tarification des actes. Cette grille "qui fixe les prix auxquels les établissements facturent leurs actes à la Sécurité sociale, comprend 2.300 tarifs différents, appelés ”groupes homogènes de séjours” trois fois plus que le barème précédent", détaillent Les Echos.

L'esprit de ce nouveau dispositif est de mieux prendre en compte la gravité de certaines pathologies. Par exemple, la prise en charge d'un diabète avec complications oculaires ou cardiaques est "mieux rémunérée que celle d'un diabète simple". Ce système, "aux intentions louables", peut cependant avoir des "effets pervers à cause de sa complexité".

Le dépassement de l'objectif des dépenses est justement au coeur des réflexions du groupe de travail sur le pilotage des dépenses d'assurance maladie. Présidée par Raoul Briet, membre du collège de la Haute Autorité de santé (HAS), cette structure, créée en janvier dernier, doit rendre à la mi-avril au gouvernement ses préconisations. Elle devra notamment proposer des "mécanismes capables de corriger l'évolution de la dépense en cours d'année de façon efficace".

Dépister le cancer colorectal
Une nouvelle campagne de communication visant à mobiliser les Français sur le dépistage du cancer colorectal a été présentée, hier, par le ministère de la Santé et l'Institut national du cancer (Inca). Pour le président de l'Inca, Dominique Maraninchi, ce type d'opération préventive permet de vaincre certaines timidités ou pudeurs vis-à-vis de ce cancer, le plus fréquent après ceux de la prostate et du sein. "On constate, en effet, que, face au dépistage du cancer colorectal, les hommes ont plus de réticences à s'engager que les femmes", explique-t-il dans La Croix (page 7).

Comme le souligne le quotidien, ce cancer provoque chaque année 17.000 décès. Il constitue la deuxième cause de décès, après le cancer du poumon. Mais diagnostiqué précocement, le cancer colorectal présente un taux de survie de 94% à 5 ans. Parallèlement à cette campagne de communication, l'assurance maladie va sensibiliser 4.500 généralistes pour les inciter à engager leurs patients à se faire dépister.
Frédéric Lavignette