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Dépendance : une réforme qui inquiète les Français

Le mode de financement du risque dépendance prévu dans le futur projet de loi, attendu pour le début de l'année 2009, inquiète les Français. En effet, selon un sondage, 64% des personnes interrogées rejettent le principe d'une récupération d'une partie de l'allocation dépendance lors de la succession, au-delà d'un certain patrimoine, relève La Tribune (page 4). La tranche d'âge des 35-44 ans y est même défavorable à 70%. La récupération partielle sur succession est mieux acceptée par les personnes âgées de 65 à 75 ans, plus directement concernées par la dépendance (45% y sont favorables), et par les ménages les plus aisés (41% sont d'accord).

Avant l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa), la prestation spécifique dépendance (PSD) avait souffert du recours sur succession, les personnes âgées renonçant à la PSD pour ne pas léser leurs héritiers. Pour éviter cet écueil, un rapport sénatorial a proposé au gouvernement de retenir un seuil de 200.000 euros pour déclencher la mise en gage du patrimoine, et de limiter ce gage à environ 20.000 euros.

Cette mesure devrait permettre d'améliorer la prise en charge des personnes dépendantes et de créer un 5e risque de protection sociale à budget constant. Un principe bien accepté par les ménages, qui ne plébiscitent pas l'Etat providence pour la dépendance.

En outre, les Français ne semblent pas disposés à voir augmenter leurs impôts ou leurs cotisations pour bénéficier d'une meilleure couverture sociale. A la solidarité et à la mutualisation, 56% des personnes interrogées préfèrent "laisser chacun libre de prendre ses dispositions". Un résultat en hausse de 6 points par rapport à l'an dernier. Seuls 38% des Français accepteraient une hausse des taxes.

Tribune de Jean-Pierre Davant dans "Vie nouvelle"
Dans un "Point de vue" publié dans la dernière livraison de Vie nouvelle, le magazine de l'Union confédérale des retraités CGT, le président de la Mutualité française explique les enjeux du protocole signé le 28 juillet avec l'Etat, en particulier le "nouveau partenariat" entre les mutuelles et l'assurance maladie. Sa finalité est de "contribuer structurellement à la modernisation du système de santé, en rendant possible une régulation plus juste et plus efficace de l'évolution des dépenses de santé", écrit Jean-Pierre Davant. Aujourd'hui, poursuit-il, la dérive de ces dépenses "pèse gravement sur le pouvoir d'achat des ménages, notamment des retraités".

Dans cet article, Jean-Pierre Davant évoque également la taxe sur les complémentaires. Pour la justifier, "certains dénoncent le niveau des réserves constituées par les mutuelles. Comprenne qui pourra ! Les mutuelles sont taxées parce que leur gestion est prudente, au moment où les secteurs d'activités les plus spéculatifs sont subventionnés...".

Chômage : 100.000 dossiers en souffrance
La crise économique et la hausse du chômage provoquent un engorgement aux Assedic, où, à l'approche des fêtes, près de 100.000 dossiers d'indemnisation sont en attente de traitement. "Ce type de pic d'activité a toujours existé, on s'y attendait et on sait les gérer", tient à rassurer Alain Le Canu (CGC), interrogé dans Les Echos (page 3). Par ailleurs, les partenaires sociaux, qui se retrouvent cet après-midi, se sont donnés jusqu'au 23 décembre pour négocier le taux de cotisation et les modalités d'indemnisation des salariés privés d'emploi, annonce Libération (page 16). La convention d'assurance-chômage arrive à échéance à la fin de l'année.

La présidente du Medef estimait hier sur Europe 1 que "l'enjeu numéro un" des négociations était la baisse des cotisations sociales. Pourtant, les sombres perspectives économiques pour 2009 ne plaident pas en faveur d'une baisse des cotisations. Les syndicats souhaitent élargir les critères d'ouverture des droits et mieux indemniser les chômeurs. Le patronat souhaite, au contraire, réduire la durée d'indemnisation et revenir à un système d'allocation dégressive.

John Sutton