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Dépendance : pas d’obligation d’assurance

Avec le temps, le regard des Français sur la dépendance a évolué. C’est en tout cas l’un des enseignements que révèle le sondage présenté hier par la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA). Alors que nos concitoyens n’étaient que 42% à se dire préoccupés par la dépendance en 2006, ils sont désormais 49% à s’en inquiéter.

Selon les chiffres que rapporte La Tribune (page 19), 50% des personnes interrogées estiment que la dépendance est "un sujet important sur lequel beaucoup de retard a déjà été pris". Pour 34% des sondés, il serait même "une priorité nationale". Seuls 15% d’entre eux semblent considérer que "le sujet peut encore attendre ou qu’il est peu important".

Malgré ces divergences de vue, poursuit le quotidien, 79% des personnes questionnées considèrent tout de même qu’il est "important de se prémunir contre le risque de dépendance le plus tôt possible".

Pour ce qui est de la nature de cette couverture, 51% des sondés pensent qu’elle doit concerner "uniquement les personnes qui en ont le plus besoin". Ils sont en revanche 43% à estimer que "tout le monde à un niveau minimum" doit être assuré contre les risques liés au grand âge. Le schéma d’une assurance obligatoire ne semble pas séduire la population. En effet, 57% des Français en rejettent l’idée, surtout chez les moins de 65 ans. Parmi les personnes qui y sont favorables, 24% seulement souhaitent que la mesure ne s’applique qu’à partir d’un certain âge. Pour la FFSA, indiquent Les Echos (page 26), l’option "la plus raisonnable et la plus consensuelle" est la couverture universelle.

Ce sondage montre aussi que la majorité des personnes interrogées (85%) prônent l’inclusion de la garantie dépendance dans leur complémentaire santé. Elles sont 78% à se dire intéressées par un contrat spécifique, tandis que 85% considèrent qu’une assurance-vie leur assurerait une rente plus élevée à la retraite.

Les mutuelles devraient "logiquement être favorables" à une prise en charge de la dépendance en complément des contrats santé, estime Jean-Martin Cohen Solal, directeur général de la Mutualité Française, dans Les Echos.

Hausse attendue de la population active
Selon une étude de l’Insee sur l’évolution de la population active, le nombre de travailleurs atteindra 30,1 millions en 2030 et 31,2 millions en 2060, soit 2,85 millions de plus qu’en 2010. Pour absorber l’arrivée de ces nouveaux actifs, indiquent Les Echos (page 5), il sera forcément nécessaire de créer des emplois. L’Insee ne semble pas inquiet. D’après l’un de ses responsables, Etienne Debauche, "à moyen terme, les capacités de production augmentent, la consommation aussi, ce qui entraîne une croissance plus forte et des créations d’emplois".

Les projections de l’Insee montrent également que la France de 2060 comptera 2,1 actifs pour 1,5 inactif, contre 2,1 actifs pour 1 inactif actuellement. Ce résultat est "peu encourageant pour l’avenir des comptes sociaux", souligne logiquement La Tribune (page 7).

Pour l’instant, le gouvernement semble satisfait de l’impact de la réforme des retraites sur les comptes publics, observent Les Echos. Dans un document qu’il doit transmettre début mai à Bruxelles, l’exécutif mentionne en effet que le relèvement de l’âge de la retraite a déjà occasionné de nouvelles recettes et une réduction du déficit public. Sur la période 2012-2014, annonce le quotidien, "le gouvernement prévoit une hausse des prestations sociales contenue à 3% en moyenne annuelle".

Frédéric Lavignette