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Dépendance : les maisons de retraite en débat

C’est aujourd’hui que s’ouvre en région le débat public sur la dépendance. A cette occasion, Le Figaro (page 10) pose une question clé : les capacités d’accueil réservées aux aînés fragilisés sont-elles suffisantes ?

S’appuyant sur les observations fournies par le groupe de travail sur l’accompagnement des personnes âgées, la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, juge que l’offre en maison de retraite médicalisée (Ehpad) est "globalement positive".

Evelyne Ratte, conseillère maître à la Cour des comptes et animatrice de ce groupe, explique que cette disponibilité est notamment due au "turnover" qui s’effectue dans les établissements. "Dans certains départements, les taux de remplissage atteignent 50%", ajoute Roselyne Bachelot.

La répartition des maisons de retraite spécialisées mériterait cependant d’être améliorée. En région parisienne ou en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), les lieux d’accueil sont nettement insuffisants, même si, notent certains observateurs, un "bel effort" a été réalisé en matière de construction depuis quelques années.

En 2007, on comptait 680.000 pensionnaires dans les maisons de retraite. Aujourd’hui, si l’offre de places disponibles semble satisfaisante, de nouveaux besoins vont se faire sentir dans les cinq ans à venir.
Quoi qu’il en soit, le point noir de la situation concerne la "solvabilité des pensionnaires", assure un expert. En effet, avec près de 2.000 euros de reste à charge par personne, "les maisons de retraite coûtent cher, trop cher", souligne Le Figaro.

Dans certains établissements privés, les tarifs peuvent atteindre les 5.000 euros. D’après un spécialiste, "les conseils généraux préfèrent souvent autoriser un projet privé, car il sortira de terre autrement plus vite que s’ils lancent eux-mêmes un projet soumis aux règles pesantes des marchés publics".

De nouvelles structures d’accueil sont à l’étude, indique Roselyne Bachelot. Moins médicalisées, plus souples, elles constitueraient des intermédiaires entre le maintien à domicile et la maison de retraite. Certaines résidences services ou certains foyers logements remplissent plus ou moins ces fonctions, pour un moindre coût.

Les fonctionnaires victimes du déficit
"En 2012, le nombre de fonctionnaires de l’Etat devrait revenir à son niveau des années 1990, soit 150.000 fonctionnaires de moins sur 2007-2012, ce qui équivaut à une réduction de 7% de la fonction publique de l’Etat." Telle est l’une des prévisions annoncées dans le pacte de stabilité et de croissance qui doit être remis vendredi prochain au Parlement.

Comme l’explique La Tribune (page 4), l’objectif de la politique mise en place par Nicolas Sarkozy depuis son accès au pouvoir en 2007 est de diminuer la masse salariale de l’Etat. Pour cela, l’une de ses mesures phares est le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. En 2012, 30.000 emplois en équivalent temps plein seront ainsi supprimés.

Afin de "respecter l’objectif global de maîtrise de dépenses publiques", l’Etat va annoncer aujourd’hui la reconduite du gel du point d’indice des agents de la Fonction publique pour 2012. Une décision contestée par les syndicats. Selon Le Parisien/ Aujourd’hui (page 8), "ils refusent que les fonctionnaires soient les seuls à participer à l’effort de réduction des déficits".

Frédéric Lavignette