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Dépendance : l’Etat débloque 70 millions

Le ministre des Affaires sociales, Brice Hortefeux, a annoncé hier que dans le cadre du plan de relance, 70 millions d'euros seront consacrés à 67 opérations concernant des établissements pour personnes âgées ou handicapées. Il s'agit de 36 créations d'établissements, 29 extensions et deux modernisations, indiquent Les Echos (page 4). "Les critères de choix ont été que le chantier puisse démarrer en 2009, que le projet soit de nature à créer le plus d'emplois possible, qu'il entraîne d'autres financements et qu'il y ait un respect de l'équité territoriale", a déclaré Patrick Devedjian, ministre chargé du Plan de relance.

Ces crédits permettront la création de 2 032 places supplémentaires d'accueil (1 637 pour les personnes âgées et 395 pour les handicapés) et la modernisation de 224 autres places, précisent Les Echos. La liste complète des établissements concernés est disponible sur le site Internet : www.travail-solidarite.gouv.fr.

Réagissant aux vives inquiétudes exprimées par les professionnels du secteur sur le retard pris dans le projet de loi sur la dépendance, Valérie Létard, secrétaire d'Etat à la Solidarité, avait assuré mardi que les priorités du gouvernement "n'ont pas changé". Claude Jarry, président de la Fédération nationale des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa), explique les raisons du malaise dans La Croix (page 8). "Jusque-là, la convergence tarifaire permettait de tirer vers le haut les établissements les moins bien lotis, mais désormais, elle aboutit principalement à tirer vers le bas les établissements présentés comme les mieux dotés, explique Claude Jarry. A l'avenir, ces établissements risquent de n'avoir que deux solutions : soit licencier du personnel soignant, soit augmenter le tarif d'hébergement payé par les résidants." "Aujourd'hui, bien que le gouvernement s'en défende, on a l'impression que le projet de 5e branche de la Sécurité sociale est tombé aux oubliettes", regrette le président de la Fnadepa.

"Rationnement budgétaire dans les maisons de retraite", titre L'Humanité (page 9), qui observe qu'"au moment où le gouvernement baisse les crédits (...), la Fédération hospitalière de France lance une opération transparence". Son président, Claude Evin, annonçait hier devant la presse : "Nous voulons faire la transparence sur la qualité de la prise en charge des personnes âgées dans nos établissements." D'ici au mois de novembre, les responsables d'établissements gérés par la FHF, vont mettre en place une grille d'indicateurs (taux d'encadrement en personnel soignant, qualité des services...) portant sur les prestations qu'ils proposent. Ces informations destinées au public seront disponibles sur le site : www.hopital.fr.

"D'accord il y a crise, mais est-ce sur les personnes âgées qu'il faut faire des économies ?", interrogeait hier une responsable de la FHF, en déplorant le "message très négatif" envoyé aux équipes soignantes, souvent déjà en état de souffrance (L'Humanité).

Hôpital : réforme en vue du ticket modérateur
Le gouvernement envisagerait de réformer le ticket modérateur à l'hôpital, révèle La Tribune (page 6). Selon la journaliste Véronique Chocron, l'objectif est d'harmoniser cette participation financière du malade avec le nouveau mode de rémunération des hôpitaux : la tarification à l'activité (T2A). Le gouvernement souhaite donc, à l'avenir, calculer le ticket modérateur, non plus sur le prix d'une journée d'hospitalisation dans un service (médecine, chirurgie…) mais sur le tarif des soins effectivement reçus. Il resterait désormais à la charge du patient "20% du prix de l'intervention et non plus 20% du tarif de la journée en chirurgie", écrit Véronique Chocron.

Cette mesure, poursuit-elle, aurait pour inconvénient de créer des inégalités entre les malades et parmi les hôpitaux. Reste à déterminer l'impact de cette réforme sur le reste à charge supporté par les patients ou par les complémentaires. En effet, le malade est exonéré du ticket modérateur pour les actes d'un montant égal ou supérieur à 91 euros. Tel que le projet est décrit par La Tribune, cette exonération ne semble pas remise en cause. Dans ces conditions, on perçoit mal l'incidence réelle pour les assurés sociaux.

John Sutton