croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Dépendance : comment financer le 5e risque

Lors de son intervention télévisée, le président de la République a dé­claré vouloir créer "une nouvelle branche de la Sécurité sociale, le cinquième risque", entièrement dévolu à la dépendance. En utilisant ces termes, Nicolas Sarkozy a-t-il pratiqué "sciemment" la confusion des genres, s'interrogent Les Echos (page 32) ? Pour le quotidien en effet, "si le public n'y a sans doute vu que du feu", les assureurs, eux, ont parfaitement relevé la nuance.

En effet, si l'expression "cinquième branche" induit la création d'une nou­velle branche de "Sécu", notent Les Echos, les termes de "cinquième risque" revoient plutôt à l'idée d'assurance privée. Par conséquent, selon le cas de figure, les modes de financement seront différents.

Pour l'heure, aucune piste n'a été avancée par le chef de l'Etat concernant le financement de la dépendance. Comme il l'a déclaré lors de son intervention "les décisions ne sont pas encore prises". "Devra-t-on en passer par une obligation d'assurance ? Augmenter la CSG ? Ou en venir à un recours sur succession ?", a-t-il énuméré.

Ces trois pistes, indique Le Figaro (page 20), avaient été avancées par la députée UMP de Meurthe-et-Moselle, Valérie Rosso-Debord. Dans un rapport parlementaire, celle-ci suggérait, par exemple, de rendre obligatoire dès l'âge de 50 ans la souscription d'une assurance sur la perte d'autonomie liée à l'âge. Elle proposait également de "revoir les taux de la contribution sociale généralisée applicable aux pensions de retraite" et d'imposer un taux de 7,5% aux plus élevées d'entre elles, poursuit La Croix (page 9).

Enfin, cette parlementaire plaidait pour le "recours sur succession". Il s'agit de conditionner l'attribution de l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa) à la possibilité de récupérer les sommes versées sur la succession future du bénéficiaire, dans la limite de 200.000 euros.

Pour Les Echos, la souscription d'un contrat dépendance auprès d'un assureur n'est "pas incompatible avec l'existence d'un socle de solidarité nationale". Pour sa part, interrogé hier au journal de 13 heures de France 2, le directeur général de la Mutualité Française, Jean-Martin Cohen Solal, estime qu'"il faut une participation des pouvoirs publics, que ce soit sur le budget de l'Etat ou celui des collectivités locales et à côté, s'il doit y avoir un complément, il peut être privé mais basé sur la solidarité ». Des propos également tenus sur la chaîne Public Sénat.

De son côté, rapporte La Tribune (page 5), le président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), Bernard Spitz, "souhaite, lui, que cette réforme passe par un système de couverture universelle, mais pas nécessairement obligatoire". Les solutions retenues par le gouvernement devraient être connues à l'automne 2011 et intégrées au budget 2012 de la Sécu.

Des anticoagulants plus souples
Beaucoup plus maniables puisqu'ils ne nécessitent pas de surveillance biologique, de nouveaux anticoagulants font actuellement leur apparition. Selon différentes études évoquées par Le Figaro (page 13), ces produits sont comparables aux antivitamines K, car ils permettent de prévenir la formation de caillots sanguins, et, par conséquent, d'éviter les accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez les patients atteints de fibrillation auriculaire.

Depuis peu, Bayer commercialise en France sous le nom de Xarelto®, l'une de ces molécules. Elle est prescrite pour prévenir les phlébites et les embolies pulmonaires chez les personnes opérées pour une prothèse totale de la hanche ou de genou. "Dans ce cadre bien particulier, où il est prescrit pour quelques semaines, c'est une alternative aux injections d'héparine", note le quotidien.
Frédéric Lavignette