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Dépendance : Xavier Darcos précise le calendrier

"Il faut trouver rapidement les solutions" pour "prendre en charge de façon efficace et pérenne la perte d'autonomie liée au grand âge, que ce soit dans le domaine des services ou de l'hébergement, comme en ma­tière de financement", a déclaré hier le mi­nistre du Travail et de la Famille, à l'occasion de la conférence sur la dépendance organisée par Les Echos et Le Quotidien du médecin. "Ce sera l'objet de notre rendez-vous de l'automne, après la réforme des retraites", a précisé Xavier Darcos, en faisant réfé­rence aux Etats généraux de la dépendance (Le Quotidien du médecin d'aujourd'hui).

La réforme de la prise en charge de la dépendance pourrait arriver devant le Parlement plus tôt que prévu, soulignent Les Echos (page 6). Le ministre a en effet annoncé que les dispositions législatives seraient "peut-être dans le PLFSS pour 2011", tout en ajoutant que le calendrier exact n'était "pas encore arrêté".

Concernant l'hébergement, les personnes dépendantes doivent avoir le choix. A domicile, il faut pouvoir leur "garantir un accompagnement sur mesure" et, dans ce but, mieux soutenir les aidants familiaux, note Le Quotidien du médecin. En cas de recours aux maisons de retraite, ces dernières doivent avoir un coût abordable, "alors qu'actuellement, 80% des personnes hébergées ont un revenu inférieur à ce coût".

Xavier Darcos a évoqué trois solutions possibles pour assurer la prise en charge de la dépendance : la solidarité nationale, la solidarité familiale (recours au patrimoine) et la prévoyance collective et individuelle. Le ministre a affirmé qu'il est "ouvert à toutes les solutions innovantes", comme un partenariat public-privé avec les assureurs, rapporte Le Quotidien du médecin. Il estime qu'il faut encourager les Français à souscrire une assurance dépendance. Mais il y met deux conditions : assurer la fiabilité des contrats et veiller à ce que les couvertures garanties par la solidarité nationale et par la prévoyance s'articulent de manière cohérente.

Mobillisation contre Solvabilité 2
A la veille d'échéances importantes relatives à l'application de Solvabilité 2, les assureurs européens s'unissent dans un front commun contre les conséquences de cette directive. "Il s'agit de tirer la sonnette d'alarme auprès des autorités européennes et nationales", explique Bernard Spitz, président de la FFSA, dans un long entretien aux Echos (page 29). Il souhaite faire passer le message suivant auprès de l'opinion publique : il ne s'agit pas uniquement d'"un débat technique et ennuyeux", mais d'une question qui aura des conséquences directes sur le niveau des retraites, le prix de l'assurance et donc le niveau de protection des personnes et des biens, ou encore la croissance et donc l'emploi.

La profession se tourne maintenant vers la Commission européenne, qui doit fixer d'ici avril ou mai les paramètres de la cinquième et dernière étude d'impact, prévue cet été, indique La Tribune (page 23). Avec l'espoir que Bruxelles accepte de s'éloigner de l'avis du comité des régulateurs européens de l'assurance, pour revenir à des paramètres moins sévères. Si ce n'est pas le cas, les assureurs devraient prolonger leur campagne jusqu'en no­vembre. C'est à cette date que la Commission doit arrêter les mesures d'application de la directive, dont la date d'entrée en vigueur est fixée au 31 octobre 2012.

Dans Les Echos, le président de la FFSA revient également sur la mise en place de la nouvelle Autorité de contrôle prudentiel (ACP). Il se réjouit que le sous-collège assurance ait "compétence générale sur les dossiers du secteur et la maîtrise de son ordre du jour".
John Sutton