croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Dépendance : François Hollande en appelle à la solidarité nationale

Dans son financement, la proposition de François Hollande visant à améliorer la prise en charge les personnes âgées dépendantes est encore floue. Cependant, le candidat socialiste à l'élection présidentielle a l'ambition de s'attaquer à ce dossier, même si "aucun projet précis n'est avancé", indiquent Les Echos (page 3).

Pour l'heure, rapporte le quotidien, François Hollande préconise une contribution "que toutes les personnes auront à payer". En d'autres termes, il en ap­pelle à la solidarité nationale via une hausse des prélèvements obligatoires, "mais il est impossible d'en savoir plus pour l'instant", notent Les Echos.

Pour Marisol Touraine, en charge des questions sociales dans l'équipe de campagne du candidat, le déploiement d'une réforme sur la dépendance ne peut évidemment pas se faire sans ressources supplémentaires, "et, entre l'assurance privée et la solidarité nationale, notre choix est fait", explique-t-elle.

La prise en charge des personnes âgées dépendantes est déjà coûteuse, remarque le quotidien. Chaque année, l'Etat, la Sécurité sociale et les départements doivent engager plus de 22 milliards d'euros. De leur côté, les ménages déboursent plus de 10 milliards d'euros, "directement ou par le biais des assurances qu'ils ont souscrites".

Si François Hollande est élu président de la République, la réforme sur la dépendance ne devrait pas être instaurée dès le début du quinquennat, croient savoir Les Echos. D'ailleurs, elle ne figure pas dans le programme qu'il a présenté la fin du mois dernier, mais peut-être quelques éclaircissements pourraient être donnés lors d'un prochain déplacement du candidat.

Toujours est-il, le Parti socialiste semble avoir abandonné deux précédentes pistes. La première consistait à financer la dépendance par un rétablissement de certains droits de succession tout en réformant la contribution solidarité autonomie qu'avait mise en place le gouvernement Raffarin après la canicule de 2003. Cette mesure aurait rapporté un milliard d'euros en plus dès la première année de la nouvelle présidence.

La seconde piste abandonnée envisageait de "soulager les finances des départements en relevant la part payée par l'Etat de l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa)". En raison des contraintes budgétaires actuelles, cette option, tout comme la précédente, a été écartée par François Hollande.

Sarkozy : le "travailler plus" à l'école
Lors d'un meeting qui s'est tenu hier à Montpellier, Nicolas Sarkozy a détaillé son projet pour l'éducation, n'hésitant pas à "prendre le corps enseignant à rebrousse-poil", indiquent Les Echos (page 4).

D'abord, le président-candidat a proposé que les enseignants du second degré, sur la base du volontariat, puissent travailler "non plus 18 heures comme c'est le cas actuellement mais 26 heures". Le but de cette démarche est double : d'un côté, ils assurent un surcroît de présence dans l'établissement pour recevoir les parents ou les élèves, voire les aider à faire leurs devoirs. En contrepartie de cette présence, Nicolas Sarkozy entend améliorer le statut des enseignants. Pour cela, indique Libération (pages 10 et 11), il tente de les allécher "de manière sonnante et trébuchante". Il propose ainsi à tous les professeurs qui acceptent ce volontariat une hausse du traitement de 500 euros net par mois. En somme, un "ersatz" de son fameux "travailler plus pour gagner plus", observe le quotidien.

En parallèle, Nicolas Sarkozy ambitionne de réformer le collège unique qu'il a "dans le collimateur", ajoute Libération. Selon lui, le collège unique a mis "tout le monde dans le même moule, a fait exploser les inégalités au lieu de les réduire". Il préconise donc d'orienter les élèves dès la 4e afin d'assurer le début de la "diversification des parcours de formation", soit le contraire du programme socialiste qui envisage la mise en place d'un tronc commun scolaire le plus long possible pour tous.

Par ailleurs, le candidat de l'UMP souhaite renforcer l'autonomie des établissements, poursuit Le Parisien/Aujourd'hui (page 6). Chacun des chefs d'établissements, même dans le primaire, pourra constituer son équipe pédagogique librement. Ainsi, indiquent Les Echos, ce dispositif "transformerait les proviseurs en quasi-chefs d'entreprise".

Dans le même élan, il aspire à ce que le nombre de professeurs soit restreint à l'entrée des collèges, notamment "en créant de la polyvalence parmi eux, avec des responsables de disciplines littéraires, d'autres des matières scientifiques", écrit Libération. Nicolas Sarkozy n'a pas détaillé les modalités de financement de son projet éducatif, précisent Les Echos. "Il viendra naturellement de la poursuite du non-remplacement d'un enseignant sur deux au collège et au lycée", conjecture le quotidien.
Frédéric Lavignette