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Dépendance : 74% des Français font confiance aux mutuelles

A l’occasion du second débat citoyen organisé ce 24 mai à Lyon sur la dépendance, la Mutualité Française publie un sondage sur ce thème. Il en ressort que 74% des Français font confiance aux mutuelles pour répondre aux problèmes liés à la perte d’autonomie. En outre, huit personnes sur dix estiment que la prise en charge de la dépendance doit s’appuyer sur le système existant de protection sociale.

Près de trois quarts des Français (74%) font confiance aux mutuelles pour répondre aux problèmes posés par la dépendance. Parmi eux, 19% disent même leur faire "tout à fait confiance". L’Etat arrive en seconde position avec 46% des personnes qui lui accordent leur confiance, puis seulement 42% pour les assurances à but lucratif. Ces enseignements sont tirés d’un sondage LH2 commandé par la Mutualité Française.

Réalisé les 20 et 21 mai par téléphone auprès d’un échantillon de 969 personnes, ses résultats seront présentés ce mardi 24 mai à l’occasion d’une réunion publique organisée à Lyon (Rhône) sur le thème "Dépendance : choisissons la solidarité !". L’objectif de ce débat citoyen est d’alimenter les propositions portées par la Mutualité Française à l’occasion des élections de 2012.

Si les concitoyens confèrent une légitimité aux mutuelles en matière de dépendance à travers ce sondage, le mouvement mutualiste n’a pas attendu pour s’engager. En effet, la Mutualité Française est représentée dans les quatre groupes de travail mis en place par le gouvernement en vue de la future réforme, qui devrait être élaborée cet été et votée à l’automne.

Les orientations mutualistes définies en mars dernier devraient être complétées très prochainement. Le mouvement souhaite notamment que "les pouvoirs publics poursuivent l’engagement pris ces dernières années dans le schéma de prise en charge des personnes dépendantes", au travers de l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa).

Une contribution sur toutes les successions
Cette position correspond d’ailleurs aux attentes d’une très grande majorité des personnes interrogées : 80% d’entre elles jugent que la dépendance est "un sujet comme les autres" et que, par conséquent, "sa prise en charge doit s’appuyer sur le système existant et solidaire de la protection sociale française", précise le sondage. Dans le même esprit, 51% des concitoyens sont favorables à la création d’une "contribution "dépendance" prélevée sur toutes les successions".

Par contre, 62% de l’opinion est défavorable au caractère obligatoire d’une assurance dépendance privée pour les plus de 50 ans. En outre, 57% des personnes sont opposées à la suppression d’un jour férié ou d’une journée de congé pour chaque salarié et 53% hostiles à l’alignement du taux de contribution sociale généralisée (CSG) des retraités sur celui des actifs, en supprimant l’abattement fiscal de 10% dont bénéficient actuellement les retraités.

Interrogés sur l’utilité et la faisabilité de certaines propositions, les sondés font preuve d’optimisme : 84% des personnes considèrent qu’il est "utile et réalisable" de "donner la priorité aux solutions qui permettent le maintien à domicile des personnes âgées". Ce résultat est de 81% pour l’amélioration de la coordination entre les différents acteurs, tout comme le renforcement de la formation des médecins sur la dépendance des personnes âgées. Viennent ensuite les actions de prévention pour retarder la perte d’autonomie (74%) et l’aide financière et/ou matérielle aux aidants (70%).

Les concitoyens n’hésitent pas à se prononcer sur de telles mesures car plus de huit personnes sur dix se sentent "concernées" par la dépendance d’un proche ou d’une personne de leur entourage (82%). Ce taux est de 78% "à titre personnel". Globalement, plus de moitié des répondants (57%) se disent "très concernés" ou "stressés". Parmi les stressés, qui représentent 31%, on compte essentiellement des femmes, des personnes de 35 ans et plus, des retraités et des personnes sans enfant au foyer.

Paula Ferreira