Dépassements d’honoraires : la proposition d’un syndicat de chirurgiens

Le Bloc, un syndicat de chirurgiens, d'anesthésistes et d'obstétriciens libéraux, va proposer un nouveau type de conventionnement avec les assureurs complémentaires, lors des négociations avec l'assurance maladie, qui reprennent jeudi, révèle Le Figaro-économie (page 22). Ces spécialistes s'engageraient à respecter un plafond de dépassements d'honoraires et un cahier des charges sur la qualité des soins. En contrepartie, la complémentaire santé rembourserait intégralement les dépassements au patient. Un système au bénéfice de ce dernier, mais surtout du médecin lui-même. "Une couverture améliorée par les complémentaires assurerait une patientèle solvable", souligne Le Figaro-économie.

Le projet du Bloc prévoit aussi que la complémentaire santé et le médecin puissent prévoir des majorations d'honoraires "en échange d'exigences particulières". Enfin, les contrats médecins-complémentaires seraient encadrés par une convention nationale fixant le cahier des charges et la fourchette des dépassements d'honoraires (de 50 à 150%).

Selon Le Figaro-économie, ce projet a été présenté à des responsables de l'Unocam, qui auraient exprimé un avis "plutôt favorable". Cependant ces derniers auraient avancé des réserves sur une augmentation du plafond des dépassements. Pour les rembourser, les complémentaires seraient contraintes d'augmenter leurs cotisations, ce qui pourrait dissuader certains de souscrire un contrat santé. Mais, les réseaux de soins "ne sont pas à exclure, car notre objectif est bien de réguler les dépassements", aurait déclaré un responsable de l'Unocam. Ce dernier d'ajouter qu'"à ce stade, la position de l'Unocam reste d'essayer d'appliquer l'accord sur le secteur optionnel".

Dépendance : enjeux démographiques
Piloté par Jean-Michel Charpin, ancien directeur de l'Insee, le groupe de travail sur les "enjeux démographiques et financiers de la dépendance" vient de mettre en ligne ses dernières hypothèses de travail (dependance.gouv.fr), signale Le Figaro-économie (page 22). D'ici à 2060, le nombre d'octogénaires va plus que doubler, tandis que le nombre de nonagénaires fera plus que quintupler, prévoit l'Insee dans un document de travail, cité dans Les Echos (page 5).

"Sur ces millions de personnes très âgées, combien connaîtront une situation de dépendance ?", interroge le quotidien. Une telle évaluation n'est pas fa­cile à prévoir. Elle doit prendre en compte les progrès de la médecine et, à l'in­verse, le développement d'autres pathologies, comme le diabète ou les dégénérescences séniles, soulèvent Les Echos. Autrement dit, il faut savoir si l'accroissement de la longévité représente des années de vie gagnées en bonne santé ou avec des incapacités.

Dans ce cadre, le groupe de travail Charpin retient trois scénarios. Celui, considéré comme optimiste, dans lequel la durée de vie sans incapacité augmente au même rythme que l'espé­rance de vie (Le Figaro-économie). Un scénario intermédiaire est envisagé, partant du principe que l'augmentation de l'espérance de vie sans incapacité reste stable. Une hypothèse pessimiste prévoit quant à elle que la fréquence de la dépendance à un âge donné reste constante.
John Sutton