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Démographie médicale : les inégalités régionales persistent

Les médecins sont moins nombreux, très mal répartis sur le territoire et des départs massifs en retraite sont prévus ces prochaines années. C'est le principal enseignement de l'Atlas 2009 de la démographie médicale publié par l'Ordre des médecins, indiquent Les Echos (page 4). L'intégral de ce document est disponible sur le site Internet de ce quotidien.

Au 1er janvier 2009, le nombre de praticiens était de 199.700, soit une baisse de 2% par rapport à l'année précédente. "La médecine n'est plus attractive", estime Michel Legmann, président de l'Ordre des médecins, cité dans La Tribune (page 5). Après leurs études, "beaucoup s'éloignent de la médecine de soins, qui est devenue trop contraignante, ou vont l'exercer dans d'autres pays", notamment le Canada, poursuit Michel Legmann.

Cet Atlas montre également que "le fossé continue de se creuser" entre les régions. Si la région Provence-Alpes-Côte d'Azur compte 375 médecins pour 100.000 habitants et l'Ile-de-France 373, ce taux est de 240 en Picardie, relève Le Figaro-économie (page 19). Le Centre, la Haute et la Basse Normandie, la Champagne-Ardenne ou encore la Bourgogne sont aussi mal lotis.

"L'impact des mesures incitatives" pour attirer les médecins dans ces régions est "non probant", reconnaît l'Ordre, qui propose de favoriser les regroupements de praticiens et de réfléchir à une rémunération partiellement au forfait (Les Echos).

Le recrutement de médecins étrangers, Belges et Roumains notamment, prend de l'essor (+3,4%). Ils représentent désormais 20% des nouveaux inscrits. Mais cela "ne résout pas les problèmes d'accès aux soins, ceux-ci ne s'installent pas dans les zones déficitaires, mais en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d'Azur", observe l'Ordre des médecins (Les Echos).

Enfin, c'est dans les régions où la densité médicale est la plus faible que les médecins sont les plus âgés. La Meurthe-et-Moselle a ainsi perdu 427 médecins en un an. "L'âge moyen des médecins atteint 51 ans", soulignent Les Echos. Le vieillissement du corps médical laisse augurer "un départ massif des médecins à court terme", s'inquiète l'Ordre, qui "alerte les pouvoirs publics, afin que le numerus clausus ne stagne pas à 3.500 médecins formés par an".

Grippe A : Roselyne Bachelot réfute toute opacité
Après la publication hier dans Libération de "l'appel pour une gestion démocratique de la pandémie de grippe A", la ministre de la Santé se défend ce matin dans le même quotidien (pages 8 et 9) de toute opacité dans la gestion de ce dossier. Roselyne Bachelot se réjouit même que "le tissu citoyen se saisisse de ce débat". "Nous avons un système transparent à trois étages, avec le Comité de lutte contre la grippe, pluridisciplinaire, le Comité technique des vaccinations et, enfin, le Haut Conseil de santé publique", explique-t-elle. Sur la vaccination, elle souligne qu'elle n'a pas opté pour son caractère obligatoire afin de "respecter l'esprit de responsabilité et la liberté individuelle".

Alors que l'Institut national de veille sanitaire (IVS) publiera aujourd'hui les dernières données sur l'épidémie, la ministre de la Santé confirme, dans Libération, que "les chiffres de cas de grippe A sont en forte augmentation". De son côté, la garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, a démenti les accusations du Syndicat de la magistrature, selon lesquelles un plan de lutte contre la grippe A aurait été mis au point secrètement par le ministère de la Justice.

John Sutton