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Déficit de la « Sécu » : record historique prévu pour 2009

Selon les dernières estimations de la Commission des comptes de la "Sécu", le déficit du régime général sera de 10,2 milliards en 2008, et non de 9,3 milliards comme envisagé initialement. Toutefois, signale Libération (page 16), "ce n'est rien à côté de ce qui nous attend en 2009". En effet, "un record historique" est à prévoir cette année puisque le trou de la "Sécu" devrait être proche de 20 milliards d'euros.

D'après Les Echos (page 4), la baisse des cotisations due au "retournement du marché de l'emploi" n'explique pas à elle seule les résultats de 2008. De nouvelles dépenses viennent en effet se joindre à cette baisse des recettes, en particulier dans la branche famille. L'an dernier, note le quotidien économique, certaines prestations ont alourdi les dépenses sociales. "Il ne s'agit pas des allocations familiales de base, qui progressent faiblement, mais d'autres prestations, qui sont versées sous conditions de ressources", précise-t-il.

Pour la branche maladie, les dépenses ont été "conformes à l'objectif voté par le Parlement", signalait hier le ministre du Budget, Eric Woerth. Et cela même si "le départ à la retraite des générations nombreuses de l'après-guerre fait exploser (+6%) la charge des dépenses d'assurance maladie", souligne Libération.

Afin d'"amortir cette dette abyssale", La Tribune (page 4) avance plusieurs solutions possibles. Jusqu'alors, note le quotidien, la solution habituelle consistait à confier la dette à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades). Or aujourd'hui, "c'est quasiment impossible puisqu'il est exclu d'augmenter la ressource de la Cades (la CRDS), comme tout autre impôt".

Autre solution préconisée : faire absorber la Cades par l'Etat. Le ministère du Budget n'y serait pas favorable, croit savoir La Tribune, car "en isolant et en rendant visible la dette sociale, la Cades pousse l'exécutif à ne pas laisser les comptes dériver".

Une dernière proposition "fait donc son chemin", ajoute le journal. Elle vise à laisser la Cades amortir les déficits antérieurs et à confier au Trésor la dette "de crise" de l'Etat et de la Sécurité sociale. Cette option ne suscite pas l'enthousiasme à droite comme à gauche. Pour le député UMP Yves Bur, elle consiste à "faire disparaître la dette de la Sécurité sociale dans le grand tonneau de la dette de l'Etat", ce qui ne "serait pas très glorieux". Pour le socialiste François Hollande, "c'est renvoyer la dette sociale sur les générations futures".

Les chômeurs pourront conserver leur mutuelle
A partir du 1er juillet, annonce Le Figaro (page 20), les salariés licenciés ou parvenus en fin de contrat à durée déterminée (CDD) ou d'intérim, pourront rester couverts par la complémentaire santé de leur ancienne entreprise. En effet, patronat et syndicats sont parvenus hier à un compromis "pour faire vivre ce droit créé par l'accord de modernisation du marché du travail de janvier 2008", rapporte La Tribune (page 5).

Ainsi, les nouveaux chômeurs pourront bénéficier de leur complémentaire santé et prévoyance "pour des durées égales à la durée de leur dernier contrat de travail, dans la limite de neuf mois d'ouverture", expliquent Les Echos (page 2).

Interrogé par ce quotidien, le directeur général de la Mutualité française estime que si cet accord "règle une situation, celle des chômeurs", "il faudra trouver d'autres moyens pour assurer la continuité des garanties, notamment auprès des retraités". Pour Daniel Lenoir, "un système de mutualisation allant au-delà des contrats collectifs" est nécessaire.

Frédéric Lavignette