Déficit de l’assurance maladie : les propositions de l’Unocam

L'Union nationale des organismes d'assurance maladie complémentaire (Unocam) a publié hier une série de mesures d'économies de près de 3,5 milliards d'euros pour l'assurance maladie entre 2011 et 2013 : 1,2 milliard d'euros en 2011, 760 millions en 2012 et 1,48 milliard l'année suivante, indiquent Les Echos (page 21).

Comme l'explique le quotidien économique, ce n'est pas la première fois que l'Unocam se penche sur le déficit de l'assurance maladie. Fin août 2009, poursuit le quotidien économique, cet organisme avait fait de même, mais aucune des mesures proposées n'avait été retenue dans le projet de loi de financement de la Sécurité so­ciale (PLFSS) 2010. Les acteurs de la complémentaire santé estiment pourtant "avoir un rôle à jouer" afin d'améliorer l'efficience des dépenses de santé, indiquent Les Echos. Mais surtout, ajoute-t-il, "ils ne veulent plus être de simples payeurs aveugles".

Cette nouvelle plate-forme de propositions constitue un "socle commun minimum d'expression sur lequel nous nous sommes mis d'accord", explique Jean-Martin Cohen Solal, directeur général de la Mutualité Française. "Plusieurs leviers sont identifiés", énumèrent Les Echos. En ce qui concerne la biologie médicale, la baisse de tarifs et la forfaitisation des dépenses d'analyse pour certaines pathologies chroniques sont suggérées. Autres propositions : le déremboursement des médicaments à service médical rendu insuffisant et le rapprochement du prix des génériques sur les standards européens. Le déremboursement des cures thermales permettrait aussi de réaliser 245 millions d'économies en 2011.

Pour les affections de longue durée, l'Unocam préconise comme axe de réflexion "un renforcement de la coopération entre complémentaires et assurance maladie" en matière de prévention, "à l'image de ce que fait la FNMF avec l'assurance maladie sur l'hypertension artérielle".

A la différence de l'année précédente, l'Unocam se déclare plus confiante : "Cette année, explique-t-elle, le calendrier est meilleur : comme nous avons travaillé plus en amont, nous avons peut-être plus de chances d'être écoutés."

Premières modifications à la réforme des retraites
La commission des Affaires sociales de l'Assemblée a entamé, hier, les discussions sur la réforme des retraites. Ce texte sera présenté en séance publique à partir du 6 septembre. Sur le fond, indique Le Figaro (page 4), "le gouvernement lui-même ne propose guère de modifications. Exception notable : le remboursement des trimestres rachetés par des assurés pour atteindre le taux plein avant l'âge de 60 ans".

Comme l'expliquent Les Echos (page 3), "cette mesure concerne les salariés nés après le 1er juillet 1951 (...) et qui ne sont pas encore retraités", soit une population de 9 000 salariés environ. Ces personnes, explique le quotidien économique, "ont cherché à avancer leur âge de départ en améliorant leur durée de cotisation, ou à atténuer l'effet de la décote sur le niveau de leur pension".

Sur les 400 amendements déposés, une trentaine devrait être adoptée, complète Le Parisien/Aujourd'hui (page 4). L'un d'eux "s'adresse particulièrement à ceux qui perçoivent une pension de réversion". Désormais, ces personnes veuves devraient pouvoir cumuler leur salaire et cette pension. L'allocation veuvage pourrait aussi être restaurée. Supprimé en 2003, ce dispositif permettait aux conjoints survivants qui n'ont pas atteint l'âge de 55 ans de percevoir une somme d'environ 560 euros par mois.

Un gel vaginal contre le VIH
Les résultats d'une étude menée par le Centre pour le programme de recherche sur le sida en Afrique du Sud (Caprisa) ont été présentés lors de la Conférence internationale sur le sida qui se tient actuellement à Vienne. Elle constitue "une avancée majeure pour la prévention du virus VIH".

Pour la première fois, explique Le Monde (page 4), "un gel vaginal contenant un produit antirétroviral a montré sa capacité à bloquer la transmission du virus". Contenant 1% de ténofovir, ce gel permettrait de réduire les infections de 39%. Ou pour être plus précis, indique le quotidien, il réduit la contamination "de 28% chez les femmes qui l'utilisaient mal, de 38% chez celles qui l'utilisaient plus ou moins bien, et de 54% chez celles qui s'en servaient avec régularité".

Cette annonce constitue "un pas décisif", déclare dans Libération (page 6) Jean-François Delfraissy, le directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida en France, qui se félicite qu'il y ait "enfin un moyen de prévention disponible pour les femmes".
Frédéric Lavignette