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Début de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2011

Les députés examineront à partir de demain le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2011. Ce texte contient d'importantes mesures d'économies destinées à contenir le déficit du régime général à 21,3 milliards d'euros en 2011 (contre 23,1 milliards en 2010), indique La Tribune (page 6). La hausse de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) est ainsi fixée à 2,9% (contre 3% en 2010), "ce qui nécessite de réaliser 2,4 milliards d'économies par rapport à la progression tendancielle des dépenses", explique le gouvernement.

Le Parisien/Aujourd'hui-en-France (page 13) évoque certaines mesures d'économies : baisse du remboursement par le régime obligatoire des médicaments à vignette bleue, moindre prise en charge du transport des patients en affection de longue durée (ALD), encadrement des prescriptions de kinésithérapie et réduction des tarifs des radiologues et des laboratoires d'analyse.

Certaines de ces dispositions alourdissent les transferts de charges vers les mutuelles, les obligeant ainsi à augmenter leurs tarifs. Dans un long entretien au Parisien/Aujourd'hui-en-France, le président de la MGEN, Thierry Beaudet, proteste contre ces nouveaux transferts de charges. En outre, ajoute-t-il, la taxe de 3,5% prévue dans le projet de loi de finances sur les contrats solidaires et responsables, plus la taxe augmentée l'an passé destinée à financer la couverture maladie universelle (CMU), aboutit à une ponction de 9,4%. Conclusion de Thierry Beaudet : "La santé va donc être plus lourdement taxée qu'un hamburger", lequel est taxé à 5,5% !

"Si l'on répercutait l'ensemble des hausses, il faudrait augmenter les cotisations de 7 à 8%. La bonne assise de notre mutuelle lui permettra probablement de limiter la hausse de 4%. Mais les Français doivent savoir que lorsqu'ils verseront 100 euros pour leur complémentaire, près de 10 euros partiront en taxe", explique le président de la MGEN. Dans cet entretien, Thierry Beaudet regrette aussi que "la Sécurité sociale s'éloigne de ses principes initiaux de solidarité". "Si l'on fait abstraction des ALD et de la CMU, aujourd'hui, 80% des Français ne sont plus remboursés par la Sécurité sociale qu'un euro pour deux dépensés", précise-t-il.

Dans le quotidien Sud-Ouest de dimanche, le Dr Jean-Martin Cohen Solal, directeur général de la Mutualité Française, considère que les mutuelles seront raisonnables "pour ne pas trop peser sur le pouvoir d'achat des classes moyennes. Seulement, à la différence de la Sécurité sociale, elles n'ont pas le droit d'être en déficit".

Retraites : l'Elysée pressé d'en finir
Les sénateurs ont adopté vendredi le projet de loi sur la réforme des retraites, par 177 voix contre 153, indique Le Monde de dimanche/lundi (page 9). Le texte définitif devrait être adopté mercredi à l'Assemblée. "Nicolas Sarkozy espère tourner la page des retraites à la mi-novembre", titre la "une" des Echos. Le quotidien ajoute que l'Elysée souhaite passer à d'autres chantiers : la fiscalité du patrimoine, l'amélioration du dialogue social ou la place des jeunes dans la société.

De leur côté, les syndicats ne désarment pas et appellent à deux nouvelles journées de mobilisation contre la réforme des retraites, jeudi prochain et le samedi 6 novembre. Bernard Thibault (CGT) estime qu'"il est encore temps de peser" à travers la mobilisation. Ce leader syndical appelle Nicolas Sarkozy à ne pas promulguer la loi sur les retraites.

A l'opposé, le Medef s'alarme de "la gravité de l'impact sur l'économie" du conflit social. "La poursuite de la grève menace l'économie", titre Le Figaro en "une", qui rapporte, selon le ministère de l'Economie, que chaque journée de grève coûterait entre 200 et 400 millions d'euros. Eric Woerth, ministre du Travail a estimé hier soir, sur France 3, que faire grève maintenant contre la réforme des retraites ne servait "à rien", puisque le texte devrait être adopté mercredi par le Parlement. Il a appelé les grévistes à cesser "le blocage du pays".
John Sutton