Dans les coulisses de la Mutualité

C'est un dossier de dix pages que l'hebdomadaire L'Argus de l'assurance consacre à la Mutualité Française dans son nouveau numéro (pages 33 à 43). Intitulé Les coulisses de la Mutualité, cet article dresse un panorama des différentes missions de la FNMF et de son action, détaille les chantiers stratégiques et brosse l'évolution du mouvement mutualiste, "premier mouvement social français", écrit la journaliste Laure Viel.

Dans un entretien, Jean-Pierre Davant explique la concentration des mutuelles par le fait "qu'il fallait se grouper pour faire face aux mastodontes de l'assurance commerciale et aujourd'hui, aux bancassureurs". Interrogé sur son bilan, le président de la Mutualité Française indique que son "action principale a consisté à rassembler le plus de mutuelles possibles, à veiller à notre unité et à un partage des responsabilités équitable entre les composantes du mouvement".

Evoquant la réforme des statuts de décembre 2008, le directeur général de la FNMF, Jean-Martin Cohen Solal, relève qu'avec cette réforme "nous avons gagné en représentativité et nous sommes mieux identifiés comme acteurs de la santé publique. La Fédération peut ainsi poursuivre ses missions au service des mutuelles : les représenter en France, à Bruxelles, et à l'international, relayer leurs positions, leur apporter un soutien juridique et financer et un appui dans les métiers de la santé".

Cette évolution s'est traduite par l'installation de nouvelles instances. "Comme le conseil d'administration ne possède pas toutes les compétences sur tous les métiers, des conseils spécialisés en santé, services de soins ou prévoyance et retraite ont été mis en place", détaille le secrétaire général de la FNMF, Jean-Philippe Huchet.

Ce dossier donne également un coup de projecteur sur les différentes directions en charge de la santé, "le coeur de métier de la Fédération". En conclusion, ce dossier met en lumière le dynamisme et les spécificités du mouvement mutualiste !

Double inquiétude pour le Gema
Par la voix de son président Gérard Andreck, le Groupement des entreprises et mutuelles d'assurances (Gema) a manifesté ses craintes sur deux dossiers.

La première, rapportent Les Echos (page 31), est liée au choix du vice-président appelé à superviser l'assurance dans la future Autorité de contrôle prudentiel (ACP). Le Gema aurait été mis "devant le fait accompli en apprenant par la presse" la candidature de Jean-Philippe Thierry, investi par le ministère de l'Economie et soutenu par la Fédération française des sociétés d'assurances.

Evoquant l'avis du monde mutualiste, Gérard Andreck estime en effet que Jean-Philippe Thierry, ancien président des AGF, "représente un secteur qui n'est pas le nôtre". Pour cette raison, le Gema et la Mutualité Française préfèrent soutenir la candidature de Jean-Luc de Boissieu, l'actuel secrétaire général du Gema. Une manière de rappeler que "le marché français des assurances n'est pas uniforme", explique-t-il aux Echos.

L'autre source d'inquiétude pour le Gema concerne Solvabilité II. Il redoute que la plupart des sociétés d'assurances soient obligées de doubler le montant de leurs fonds propres en raison des préconisations du Comité européen des régulateurs d'assurance. Le Ceiops recom­mande en effet un durcissement des calibrages servant au calcul des futures exigences de solvabilité.
Frédéric Lavignette et Jean-Michel Molins