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Crise financière : la « garantie absolue de l’Etat » sur le système bancaire français

L’irruption de la crise financière en France et les tentatives du gouvernement pour s’en prémunir font la "une" de tous les quotidiens nationaux. "Les banques françaises ne sont pas à l’abri de difficultés si une grande banque européenne défaillait. C’est pour cela que nous assurons les Français de la garantie absolue de l’Etat sur le système bancaire français", assure le Premier ministre dans un long entretien aux Echos (page 5).

"Nous ne nous interdisons aucune solution. Si une banque française a des difficultés, l’Etat peut faciliter son adossement, prendre une participation comme nous l’avons fait avec Alstom et hier avec Dexia. Nous nous donnerons les moyens d’empêcher un sinistre financier majeur", poursuit le chef du gouvernement. Ce qui est valable pour les banques l’est-il aussi pour les assurances ? "Rien ne laisse à penser" qu’elles "soient vulnérables", affirme le Premier ministre. Parmi les mesures qu’il compte prendre, François Fillon envisage de "réaffecter" au financement de l’économie les "excédents de la collecte" du livret A, placement qui attire de plus en plus d’épargnants.

De son côté, Nicolas Sarkozy a réuni hier à l’Elysée les principaux banquiers et assureurs français pour faire le point sur la situation des établissements financiers, rapporte Le Figaro (page 2). Le président de la République leur a rappelé "leur mission prioritaire de financement de l’économie" et a promis des mesures pour éviter un assèchement du crédit.

A l’issue de cette réunion, Georges Pauget, directeur général du Crédit agricole, et Henri de Castries, président d’Axa, ont affirmé que l’ensemble du dispositif bancaire français était "solide", "stable" et "fiable". Avant la réunion de l’Elysée, le ministre du Budget, Eric Woerth, avait garanti qu’"aucun euro déposé sur un compte en banque ou une assurance-vie ne (pouvait) être touché".

"Crise : votre argent est-il en sécurité ?", interroge La Tribune en "une". "L’angoisse française", titre Libération. Se faisant également l’écho des inquiétudes de ses lecteurs, Le Parisien/Aujourd’hui leur fait poser 15 questions au président de la République. Parmi elles : "Comment protéger son épargne, son assurance-vie ? Qui paiera au final la facture ?" Les réponses de Nicolas Sarkozy seront publiées dans une édition ultérieure. De son côté, Le Figaro présente "le plan français pour surmonter la crise". Le Monde, pour sa part, livre les propositions de six économistes pour enrayer une faillite générale du système financier et se demande "ce que l’Europe peut faire".

"Depuis un an, la confiance dans le système est très gravement atteinte", constate Philippe Mabille, l’éditorialiste de La Tribune (page 2). "Quand on voit qu’une banque refuse aujourd’hui de faire confiance à une autre banque, pourtant comparable en réputation, comment faire confiance à sa propre banque ?", interroge-t-il.

Pas de taxe sur la "malbouffe"
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a écarté hier la proposition avancée par un rapport parlementaire de taxer davantage les produits de grignotage et d’abaisser en contrepartie la TVA sur les fruits et légumes, annonce La Croix (page 10). "La démarche est intéressante, mais nous sommes dans une période difficile sur le plan économique, et taxer un certain nombre de produits reviendrait à taxer les plus faibles", a-t-elle argumenté sur Canal + (L’Humanité, page 10). La ministre a assuré qu’elle était "dans une démarche de prise en charge de l’obésité" et que les dispositifs qu’elle allait mettre en place dans quelques semaines "vont donner des outils dans ce sens".

John Sutton