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Comptes de la « Sécu » : « amplifier l’effort de redressement »

"Nous allons amplifier l’effort de redressement" des comptes de la Sécurité sociale, a annoncé hier Eric Woerth. Dans le même temps, le ministre des Compte publics s’est félicité du "respect du cadrage financier" de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008, rapportent Les Echos (page 4). Il a ensuite insisté sur la lutte contre la fraude à l’assurance vieillesse, branche qui enregistrerait un déficit de –5,6 milliards d’euros cette année.

A Bercy, "on suspecte certains assurés de faire valider des trimestres fictifs en produisant de faux bulletins de salaire", explique Le Parisien/Aujourd’hui (page 6). Le gouvernement a missionné l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale des finances (IGF) pour contrôler ces pratiques. Comme le relève Le Figaro-économie (page 19), le ministre des Comptes publics a également annoncé que les cotisations vieillesse seront relevées dès 2009.

De son côté, la ministre de la Santé a rappelé la volonté du gouvernement d’un "retour à l’équilibre au plus tard en 2011" (Le Parisien/Aujourd’hui). Parmi les mesures immédiates, Roselyne Bachelot a annoncé que la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) devra renforcer ses contrôles sur les arrêts de travail et la facturation à l’hôpital. Elle demande également que les négociations concernant la revalorisation des généralistes aient "pour contrepartie, non seulement des mesures opérationnelles sur la répartition des médecins sur le territoire, mais aussi des engagements précis et réalistes en termes de maîtrise médicalisée" des dépenses de santé (Les Echos).

"Pas une réforme promise ne doit manquer à l’appel sur la ligne d’arrivée du quinquennat", ironise Pascal Aubert, éditorialiste de La Tribune (page 3). Mais "parce que la maladie et la vieillesse touchent tous les Français (...), ce chantier-là exige du temps, de la réflexion et aussi… un peu d’humanité". Avant d’ajouter : "Constat, responsabilités et remèdes doivent être lucidement partagés par toutes les parties (...) si l’on veut éviter de continuer, année après année à visiter cette vieille et chère patiente qu’est la Sécu sur son lit d’hôpital."

Radiothérapie : encore trop de lacunes
Près de 18 mois après l’accident de l’hôpital d’Epinal et un an après celui de Toulouse, les centres de radiothérapie présentent toujours des lacunes et des défaillances. C’est ce que montre une enquête publiée dans l’hebdomadaire Le Point (pages 68 à 71). Sur 179 centres, 36 ne comptent qu’un seul accélérateur de particules pour traiter leurs patients, ce qui entraîne des difficultés, notamment, pour les contrôles sur la qualité. Beaucoup de centres de radiothérapies sont également saturés et fonctionnent parfois de 6 heures à 23 heures. La norme d’un radiophysicien pour 350 à 500 traitements par an est rarement respectée. Leur répartition géographique est inégale : trop de centres à Paris et dans le sud et pas assez ailleurs. L’Autorité de sûreté nucléaire a listé un certain nombre de mauvaises pratiques : erreurs d’identification des patients, erreurs de traduction des logiciels, erreurs techniques sur la calibration des faisceaux, formation insuffisante aux nouveaux équipements et logiciels.

John Sutton