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Chômage et complémentaire : le libre choix des entreprises

Depuis le 1er juillet, les salariés licenciés peuvent bénéficier pendant neuf mois au maximum des garanties santé et prévoyance qui étaient les leurs auparavant. C'est l'une des dispositions de l'accord national interprofessionnel signé par les partenaires sociaux avant l'été. Concrètement, indiquent Les Echos (page 5), cet accord prévoit deux possibilités, au libre choix des entreprises. La plupart d'entre elles ont choisi la solution de demander au salarié "de continuer à payer le montant des cotisations. En contrepartie, l'employeur continue de cotiser".

Généralement, détaille le quotidien, le salarié s'acquitte de sa cotisation en une seule fois, "au départ de l'entreprise et du paiement du solde de tout compte". Comme l'explique un responsable des ressources humaines d'un groupe automobile, si l'ancien salarié retrouve un emploi avant les neuf mois, l'entreprise lui rembourse le reliquat de sa cotisation et suspend sa part patronale.

D'autres sociétés, "plus rares", appliquent l'autre solution prévue par cet accord, à savoir celle de la mutualisation du financement. "Ironie de la situation, alors que les syndicats avaient privilégié cette possibilité, c'est souvent celle qui semble la moins bien acceptée, y compris par les représentants des salariés", souligne le quotidien économique. "Il est vrai, commentent Les Echos, que cela implique soit une hausse des cotisations des salariés en activité, soit l'amputation de certains budgets tels que ceux des comités d'entreprises." En outre, comme le fait valoir un avocat, "il n'est pas toujours facile de proposer aux salariés de préfinancer les conséquences des futurs licenciements prononcés par l'employeur"...

Quant à la sinistralité de cette population, elle "ne devrait pas être trop lourde, sachant que la portabilité est prévue pendant neuf mois au maximum", estime un expert.

Cardio-vasculaire : les dangers de l'aspirine en préventif
La prise quotidienne, à petite dose, de l'aspirine pour prévenir les accidents cardio-vasculaires "ne fait qu'augmenter les risques d'hémorragie", explique Le Figaro (page 11). C'est la conclusion d'une étude de médecins écossais, présentée à l'occasion du congrès de la Société européenne de cardiologie, qui se tient à Barcelone. Cette étude a porté sur 3.350 personnes qui ont reçu pendant huit ans, une dose journalière de 100mg, "soit 5 à 10 fois moins que ce que l'on prend en cas de douleur banale", relève la journaliste Sandrine Cabut. Au terme de l'essai, "les sujets sous aspirine ont eu statistiquement autant d'événements cardio-vasculaires que ceux qui avaient pris un placebo. De plus, 2% des patients du groupe aspirine ont dû être hospitalisés pour des saignements sévères, contre seulement 1,2% des sujets témoins".

En revanche, l'intérêt curatif de cet antalgique n'est pas remis en cause. "Ses vertus antiagrégantes ont été largement établies chez les individus à haut risque cardio-vasculaire, souffrant d'angine de poitrine ou ayant des antécédents d'infarctus du myocarde ou d'attaque cérébrale."

Jean-Michel Molins