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Cas de dengue en métropole : l’épidémie peut-elle se développer en France ?

Un premier cas "autochtone" de dengue a été observé en France métropolitaine, à Nice (Alpes-Maritimes), a annoncé hier le ministère de la Santé, note Le Parisien/Aujourd'hui (page 12). Il s'agirait d'un "cas isolé" et "aucun autre cas n'a été signalé à ce jour en métropole", selon le ministère, qui précise que "le patient est guéri et en bonne santé".

Une épidémie de dengue peut-elle se développer en France métropolitaine ? Ce risque est "considéré comme limité, mais ne peut être exclu en raison de la présence importante du moustique tigre (vecteur du virus de la dengue, NDLR) au niveau local", estime la Direction générale de la santé, citée dans Le Figaro (page 13).

Les médecins épidémiologistes du sud de la France ne sont pas surpris par ce premier cas autochtone. "Depuis plusieurs années, nous nous y attendons et nous nous y préparons", indique le Dr Philippe Malfait, responsable de la Cellule interrégionale d'épidémiologie pour la région Sud. "Le moustique tigre (Aedes albopictus), qui a transmis le virus dans ce cas autochtone français, a progressé doucement dans le sud de la France (Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Corse), depuis 2004", explique le Dr Malfait. Et l'insecte s'est implanté en 2005 dans la ville de Nice et fin 2009 dans une partie de Marseille. "Nous menons un gros travail de sensibilisation des médecins généralistes et hospitaliers sur le sujet", précise-t-il dans Le Figaro.

Dans la majorité des cas, la dengue évolue spontanément vers la guérison. Néanmoins, il existe des formes sévères et des formes hémorragiques (environ 1 % des cas symptomatiques). En raison du risque hémorragique au cours de cette infection virale, il est nécessaire d'éviter impérativement la prise d'aspirine et d'anti-inflammatoires.

Aux Antilles, le nombre de cas commence à baisser depuis trois semaines. Mais, en six mois, plus de 35.000 personnes ont été infectées en Martinique et 39.500 en Guadeloupe. "Cette régression est aussi rassurante pour notre région, car nous aurons sans doute moins de cas importés et donc moins de risques de diffusion", souligne le Dr Malfait, dans Le Figaro.

La Cades prolongée jusqu'en 2025
Le Sénat a adopté hier le projet de loi organique relatif à la gestion de la dette sociale, qui prolonge l'existence de la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) jusqu'en 2025, rapporte Le Figaro-économie (page 19). Le rôle de la Cades est de financer la dette sociale, composée des déficits accumulés par les caisses de Sécurité sociale et le Fonds de solidarité vieillesse. Créée en 1996, elle est alimentée par la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Une modification de la loi organique était nécessaire techniquement pour que la caisse puisse absorber les nouveaux déficits cumulés, évalués par le gouvernement "autour de 80 milliards d'euros" pour la période 2009-2011, sans augmenter la CRDS. "Notre ligne, c'est de ne pas augmenter les prélèvements obligatoires", a assuré le ministre du Budget, François Baroin, lors de la discussion du projet de loi organique au Sénat (Les Echos page 3).

Le texte voté hier permet aussi le financement de la dette so­ciale par le Fonds de réserve pour les retraites, qui ne devait théoriquement être utilisé qu'après 2020. Le ministre a confirmé qu'il allait agir dans le projet de budget, par le biais de trois mesures, sur les avantages fiscaux des assurances, pour obtenir 3,2 milliards de recettes nouvelles, qu'il affectera à la Cades. Enfin, le Sénat a introduit plusieurs amendements, dont "une clause de garantie" qui stipule que "les lois de financement devront, quoiqu'il arrive, assurer le respect de la règle organique d'affectation des recettes nécessaires au remboursement des dettes sociales reprises".
John Sutton