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Cancer : un marché thérapeutique profitable

Cette année encore, le congrès mondial de cancérologie (Asco), qui vient de s’achever à Orlando (Floride), a accordé une place importante de ses observations aux thérapies ciblées. Grâce à la démonstration de leur efficacité, les traitements innovants ont en effet le vent en poupe, confirment Les Echos (page 24). Actuellement, rapporte le quotidien, "tous les grands laboratoires ont désormais un pied dans ces biothérapies annonciatrices d’une méthode qualifiée abusivement de personnalisée. "

Le marché global de la pharmacie est par conséquent tracté par cette nouvelle approche médicale de la maladie. L’oncologie bénéficie en effet d’une croissance comprise entre 12 et 15% par an et son chiffre d’affaires devrait atteindre un total compris 75 et 80 milliards de dollars en 2012, estime le journaliste Alain Pérez.

Pour l’instant, "la révolution biotechnologique profite surtout au suisse Roche, pionnier dans ce domaine", notent Les Echos. Sur les 17 biomédicaments qui ont été autorisés par les autorités de santé américaines (FDA) et européennes (Emea), le groupe en possède trois de cette nature : l’Herceptine, l’Avastin et le Tarceva.

De son côté, le laboratoire britannique AstraZeneca "attend beaucoup d’une molécule de la famille des antiangiogéniques (Vandetanib) qui bloque l’alimentation des cellules tumorales". L’un des inconvénients de "ces assécheurs de tumeurs" est qu’ils sont très coûteux pour les systèmes de santé. Le traitement annuel d’un patient représente en effet un coût moyen de 50.000 dollars, tarif qui s’additionne aux traitements existants.

Selon Les Echos, "les industriels s’attendent d’ailleurs à une réaction des organismes payeurs, qui demandent une révision des modalités de calcul du juste prix de l’innovation." En d’autres termes, on s’oriente certainement vers un système "où le remboursement et donc le paiement des médicaments aux laboratoires seront directement liés à leur efficacité".

Antibiotiques : l’effort des Français
Signe d’un gros effort accompli, la France est maintenant citée en exemple en matière de consommation des antibiotiques. Il faut dire que le pays partait de loin, note Le Figaro (page 13). En 2001, nous étions en effet "le pays européen qui consommait le plus d’antibiotiques et qui possédait l’un des taux les plus élevés de résistance bactérienne, tant en ville qu’à l’hôpital".

Depuis les campagnes menées par l’assurance maladie entre 2002 et 2007, cette consommation a diminué de 26,5%. Alors qu’initialement le ministère de la Santé escomptait une baisse de 25%, "l’Hexagone affiche désormais le meilleur résultat des pays de l’Union européenne".

Pour parvenir à ce constat, une vaste étude a été menée par l’unité de pharmaco-épidémiologie et maladies infectieuses de l’Institut Pasteur de Paris, explique le quotidien. Entre 2002 et 2007, "plus de 450 millions de prescriptions individuelles ont été examinées, ce qui a permis de mesurer, semaine par semaine, région par région, la baisse de la consommation d’antibiotiques en France", indique Le Figaro.

Même si cette campagne a coûté 500 millions d’euros aux pouvoirs publics, cet investissement est toujours moins important que les coûts associés à la surconsommation d’antibiotiques en France, fait observer un infectiologue dans le quotidien.

Frédéric Lavignette