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Cancer : le statut d’affection de longue durée face aux progrès

Face au cancer, la recherche scientifique dispose désormais d’armes lourdes. C’est ce qui semble ressortir du congrès mondial de la cancérologie, qui se tient à Chicago et où sont présentés les derniers traitements qui permettent de cerner la cellule cancéreuse et de soigner des tumeurs autrefois orphelines.

Actuellement, rapportent Les Echos (page 12), plus de 800 molécules sont en cours de développement. Près de 10 % d’entre elles obtiendront sans doute une homologation des autorités de santé pour être commercialisées. Certains de ces traitements anticancéreux, note le journal économique, "font penser à des missiles de croisière cherchant leur cible pour la détruire. D’autres s’allient aux lymphocites pour améliorer leur efficacité". En théorie, ces molécules sont capables "de nettoyer l’organisme en profondeur, en supprimant les dernières cellules souches dormantes responsables de rechutes".

Avec ces nouveaux traitements, les chances de guérison ou de rémission se multiplient, souligne Libération (pages 10 et 11). Comme l’indique le Pr Dominique Maraninchi, président de l’Institut national du cancer (Inca), "sur 320 000 nouveaux cas de cancer par an en France, on estime que 120 000, plus d’un tiers, seront totalement guéris. C’est une révolution".

Dès lors, le maintien du statut en affection de longue durée (ALD) se pose à nouveau. En décembre dernier, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait annoncé son intention de "sortir de cette trappe à exclusion qu’est la classification en affection de longue durée". En écho, ajoute Dominique Maraninchi, "il est absurde que des personnes qui sont guéries vivent avec le stigmate de l’ALD. Comme si, ayant eu un cancer, on restait toujours défini par cela".

Cette sortie de l’ALD est parfois observée "avec scepticisme" par les médecins et les malades, poursuit le quotidien. D’un côté, "les cancérologues ont du mal à dire à leurs patients qu’ils sont guéris. Ils se sentent inquiets, engagés dans leur responsabilité". De l’autre, les malades craignent que le patient y soit de sa poche. Par exemple, indique l’ancienne présidente de l’association "Vivre comme avant", Denise Audidier, les femmes soignées d’un cancer du sein devront prendre à leur charge le coût des prothèses. De son côté, le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) craint qu’aux yeux des assureurs et des banquiers, l’ancien malade ne soit jamais dissocié de son cancer pourtant guéri.

Le regard des Français sur leur vue
A l’approche des vacances, l’Association nationale pour l’amélioration de la vue (Asnav) vient de réaliser un sondage afin d’apprécier le comportement des Français vis-à-vis de leurs yeux. Il n’est pas très bon. En effet, rapporte Libération (page 31), "52 % d’entre eux ne portent pas de lunettes de soleil à la plage, et 25 % de ceux qui chaussent des lunettes de vue pour la vie de tous les jours ne les mettent jamais pour conduire".
En matière d’achat de lunettes de soleil, pour 71 % des personnes interrogées, le plus important est "la protection contre les UV". L’aspect esthétique n’est pas la priorité, sauf chez les jeunes.

Pour ce qui est de la conduite, poursuit le quotidien, "8 millions de Français conduisent avec un défaut visuel mal ou pas du tout corrigé". Et 60 % d’entre eux envisagent de prendre le volant cet été sans aucun contrôle de leur vue.

Frédéric Lavignette