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Campagne présidentielle : bataille autour du quotient familial

La polémique autour du quotient familial fait rage dans la campagne présidentielle et dans plusieurs quotidiens ce matin. "Le nouveau couac de Hollande", titre Le Figaro en "une", qui pose la question : "Le projet de réforme fiscale du candidat socialiste va-t-il aboutir à la modification ou à la suppression du quotient familial ?"

Du côté de la presse économique, La Tribune voit "François Hollande pris au piège du quotient familial". Le candidat socialiste a tenté hier de clore la polémique en précisant sa proposition. "Je ne veux pas supprimer le quotient familial qui est un avantage fiscal pour les Français", a-t-il déclaré (La Tribune, page 4). "Ma proposition" est de "le moduler pour qu'il puisse être plus juste pour l'ensemble des familles, pour les plus modestes qui ne le touchent pas, pour les classes moyennes qui devront avoir un avantage plus élevé et un peu moins pour les familles très favorisées", a expliqué le député de Corrèze.

Le chef de l'Etat, en déplacement à Mulhouse, est monté au créneau en invoquant "une folie" et en accusant la gauche de "vouloir détruire la politique familiale", rapportent Les Echos (page 3), qui évoquent dans leur titre de "une", "la nouvelle bataille fiscale".

Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il "n'accepterait jamais qu'on remette en cause" cet "acquis majeur de notre modèle social", qui "ne doit appartenir à aucun clan". La Croix titre sobrement sur "La bataille du quotient familial". Le quotidien catholique (page 3) publie une interview de Jean-François Copé, dans la­quelle le secrétaire général de l'UMP accuse également le candidat socialiste de vouloir "anéantir la politique familiale française". "Seule la droite défend véritablement les familles, une nécessité impérieuse au sein d'une France ébranlée par la crise", affirme-t-il.

La Croix (page 3) livre également un entretien avec Marisol Touraine, qui soutient la proposition de François Hollande. "En défendant ce système, le gouvernement s'inscrit dans la logique de sa politique fiscale qui consiste, depuis cinq ans, à favoriser les plus riches, indique la responsable du pôle social de l'équipe de campagne de François Hollande. Nous, nous voulons promouvoir la justice pour mieux défendre les familles."

Déserts médicaux : la proposition des députés de droite
Cinquante-trois députés de la majo­rité (une trentaine de l'UMP et le reste du Nouveau Centre) vont déposer une proposition de loi, fin janvier, pour inciter les médecins à s'installer dans les zones sous-médicalisées, annonce Le Monde (page 11).

Le texte recommande rien de moins que de ne plus conventionner les médecins qui s'installeraient dans les zones sur-dotées. Les députés signataires souhaitent également remplacer les "épreuves classantes nationales" de sortie des facultés de médecine par un système régional. Ainsi les futurs médecins devraient s'installer au moins trois ans à la campagne ou en banlieue. "Le côté coercitif du texte reste très limité", se défend Philippe Vigier, le député du Nouveau Centre à l'origine de la proposition de loi. Le Conseil de l'Ordre des médecins n'est pas de cet avis et n'a pas tardé à monter au créneau pour dénoncer un texte qui aurait, selon lui, pour effet de "limiter l'appétence pour l'exercice libéral" (Le Monde).

"Si la représentation nationale veut instaurer une médecine administrée sur le modèle anglais, pourquoi ne pas en discuter avec les parties concernées ?", ironise le Dr André Deseur de l'Ordre des médecins. De son côté, Philippe Vigier s'emporte contre le "bloc politico-administratif au niveau national, qui ne comprend pas la réalité des territoires ruraux". "Il faut dire que les députés ont aussi un électorat – qui se montre de plus en plus inquiet sur l'accès aux soins – à ne pas négliger, et une législative à remporter. A chacun son élection", explique Le Monde.
John Sutton