croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Bulletin de santé des Français

Le bilan de santé des Français s'est amélioré depuis sept ans, selon un rapport de la direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Sta­tistiques (Drees). C'est le cas notamment en matière de mortalité prématurée (avant 65 ans), laquelle a baissé de 15% entre 2000 et 2008, précise Le Figaro (page 12).

L'espérance de vie à la naissance, qui n'a cessé de s'allonger, est la plus élevée d'Europe pour les femmes et les hommes âgés de plus de 65 ans. Les premières peuvent espérer vivre encore 22,8 ans après cet âge, les seconds 18,6 ans.

Sur la partie "évitable" de la mortalité prématurée, autrement les décès liés aux comportements à risque, cette étude re­lève d'importantes disparités géographiques. La mortalité évitable la plus élevée est observée dans la région Nord-Pas-de-Calais et en Bretagne, et la plus basse en Ile-de-France et en Alsace. Mais comparée à nos partenaires européens, la mortalité évitable reste élevée en France chez les hommes.

"On boit moins, mais toujours trop" : 4 verres d'alcool standard par jour chez les hommes, contre 2 pour les femmes, note Le Figaro. De plus, les ivresses répétées chez les jeunes se stabilisent, après une hausse importante entre 2003 et 2005.

En revanche, le bilan du tabagisme est nettement moins bon. Sur cinq ans, l'objectif était de réduire de 33% à 25% la prévalence des fumeurs quotidiens. Ils sont toujours 32,4%. Les fumeuses aussi font de la résistance, dont la prévalence reste à 26%, malgré un objectif fixé à 20%. Le tabagisme quotidien diminue néanmoins chez les jeunes de 17 ans.

Plusieurs objectifs de santé publique concernaient les maladies chroniques (cancer, obésité, maladies cardio-vasculaires). Elles touchent une personne sur trois après 15 ans. Le rapport de la Drees rappelle qu'"en 2009, 1,4 million de nouvelles ALD ont été prises en charge par la collectivité, soit une augmentation d'environ 40% depuis 2000". Selon ce rapport, cette augmentation s'explique notamment par un diagnostic précoce du cancer et l'effica­cité accrue des thérapeutiques, une meilleure prise en charge du diabète et de l'hypertension, ainsi qu'une amélioration de la prévention des récidives des pathologies cardio-vasculaires.

Rencontre régionale de Besançon
Une réunion régionale sur les orientations de la Mutualité Française en matière de santé s'est déroulée hier à Besançon (Doubs). Elle a réuni Etienne Caniard, président de la Mutualité Française, Paulette Guinchard, vice-présidente de la Fédération hospitalière de France (FHP), Jeannette Gros, présidente de l'Institut régional d'éducation et de promotion de la santé, Denis Clerc, économiste fondateur de la revue Alternatives économiques, et Gabriel Szeftel, président de La Mutuelle des étudiants (LMDE).

Quel est l'objectif de ces rencontres régionales ? interroge le quotidien L'Est républicain, dans son édition d'aujourd'hui. "Deux raisons principales nous poussent à ouvrir le débat d'abord avec les acteurs locaux, puis à formuler des propositions en vue des élections législatives et présidentielle, répond le président de la Mutualité Française. D'une part, parce que le système de protection sociale est à bout de souffle. D'autre part, en raison d'une spirale de l'endettement."

Pour Etienne Caniard, "on parle d'égalité de droits, mais on a besoin d'un système d'égalité de faits". "Il existe un vrai problème de solidarités intergénérationnelles", constate-t-il, car "le système risque d'exclure les plus fragiles comme les personnes âgées ou celles qui ont eu un accident de vie professionnelle". Soulignant que "la précarisation est de plus en plus forte en début de vie professionnelle et au niveau des seniors", Etienne Caniard milite en faveur d'un droit à la "complémentaire pour tous", qui pourrait "prendre la forme d'un fond de mutualisation".
John Sutton