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Budget de la Sécu : des mesures impopulaires

L'année 2010 sera une fois de plus celle de la rigueur pour les patients. En effet, deux mesures s'inscrivant dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010, qui est examiné à partir d'aujourd'hui à l'Assemblée nationale, "ne manqueront pas de peser sur les assurés", affirme Le Monde (page 12). Il s'agit de la hausse du forfait hospitalier de 16 à 18 euros et le recul de 35% à 15% du taux de remboursement d'une centaine de médicaments.

Comme l'indique le quotidien, les mutuelles "ont d'ores et déjà prévenu (...) qu'elles ne prendront pas en charge de cette baisse des remboursements" des médicaments. Le président de la Mutualité Française a, une nouvelle fois, justifié la position des mutualistes hier sur France 5. "Créer un taux de remboursement à 15% n'a aucun sens. Ou un médicament est utile et il doit être correctement remboursé, ou il ne l'est pas et il ne faut pas le rembourser."

Interrogé ce matin sur RMC, le directeur général de la Mutualité Française, Jean-Martin Cohen Solal, a souligné que la Mutualité lance à partir d'aujourd'hui une campagne de presse sur le médicament. En outre, il a jugé que l'augmentation du forfait hospitalier est "absurde". Toutefois, pour que les "assurés ne soient pas laissés au bord du chemin", il a fait savoir que cette hausse sera prise en charge par les complémentaires.

"Depuis sa création il y a vingt-sept ans, ce forfait a augmenté trois fois plus vite que l'inflation", a calculé L'Humanité (pages 2 à 4). Jusqu'en 2004, le reste à charge des ménages avait cependant eu "tendance à diminuer". Mais depuis, il est "reparti nettement à la hausse", en raison notamment de l'instauration des franchises médicales. Conséquence : l'accès aux soins devient de plus en plus difficile pour certains de nos concitoyens.

C'est le cas de Zosia, gardienne d'immeuble à Paris, à laquelle Le Monde consacre un article. Elle raconte comment elle a dû s'acquitter des factures de forfait hospitalier de son mari atteint d'un cancer du poumon ou comment elle a réglé les multiples séjours de son mari en établissements hospitaliers "avec l'argent du contrat d'assurance-vie que le couple avait souscrit quitte à ne manger, certains jours, que du riz à la sauce tomate".

Face à cette réalité, il y a celle des chiffres. La Tribune (page 5) a fait les comptes. La hausse du forfait hospitalier engendra 160 millions de recettes nouvelles, soit une goutte d'eau dans un déficit abyssal. Dans un entretien au Figaro (page 18), le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, attribue en grande partie le déficit à la crise économique, qui a entraîné une chute dans les recettes. Mais pour le chef du service économie générale des Echos (page 16), la situation particulièrement inquiétante de la Sécu réclame "des réformes de grande ampleur, côté dépenses comme côté recettes".

Grippe A : le vaccin entre en campagne
La campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1 va "bientôt rentrer dans sa phase active", annonce Le Parisien/Aujourd'hui (page 12). A la suite des personnels de santé, "toute la population sera concernée après les vacances de la Toussaint, à partir du 12 novembre exactement".

Priorité sera d'abord donnée aux femmes enceintes, suivies des nourrissons atteints de difficultés respiratoires. Les adultes souffrant de certaines pathologies (asthme, diabète) seront ensuite incités à se faire vacciner dans l'un des 1.100 centres répartis sur le territoire.

Selon le lieu de résidence, ou la catégorie de priorité des assurés, la caisse primaire d'assurance maladie fera parvenir progressivement un bon indiquant le lieu d'administration du vaccin. Certains bâtiments publics tels que des gymnases ont été réquisitionnés pour cette opération de grande envergure.

Frédéric Lavignette