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Bataille d’experts sur le budget 2013

L’Assemblée nationale débute aujourd’hui son examen du projet de budget pour 2013, et, a priori, les discussions devraient être mouvementées. "Les principaux points chauds qui risquent d’animer les débats de l’Hémicycle", note Le Figaro (page 20), visent à dégager 30 milliards d’euros de façon à ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013.

L’un des principaux angles d’attaque de l’UMP, indique le quotidien, est que "le gouvernement ne taillerait pas suffisamment dans la dépense publique". Dans l’effort de redressement élaboré par le gouvernement, 10 milliards d’économies sont programmés sur les dépenses, et 20 milliards concernent des hausses de prélèvements.

"Hausse des impôts ou baisse des dépenses" : c’est justement le débat qui "enflamme les économistes" et que proposent aujourd’hui Les Echos (page 2). Pour Patrick Artus, directeur des études de Natixis, le gouvernement fait le mauvais choix : "Les exemples étrangers montrent que cela a un coût bien plus élevé en croissance et en emploi qu’un effort basé sur la baisse des dépenses." Après avoir passé au crible quarante années de plans d’assainissement de l’économie, Alberto Alesina, professeur à Harvard, en conclut que "les consolidations réussies ont été menées via une baisse des dépenses publiques […], les ménages ayant baissé leur taux d’épargne tandis que l’investissement des entreprises rebondissait".

"Les choses sont peut-être plus compliquées à court terme", estiment au contraire d’autres économistes. Selon eux, une hausse d’impôts n’a qu’un impact marginal sur l’activité en période de ralentissement de l’économie. La stratégie adoptée par François Hollande de mixer une forte augmentation d’impôts temporaire avec des réductions de dépenses progressives peut paraître souhaitable pour minimiser les coûts de production. Seulement, relèvent Les Echos, "deux bémols" doivent être observés : "les hausses d’impôts ont déjà été utilisées massivement à la fin du quinquennat Sarkozy" et "l’effort de réduction des dépenses étalé sur cinq ans ne sera pas facile à tenir".

La France en surpoids
Les obèses sont de plus en plus nombreux en France, mais leur progression ralentit, comme le constate la 6e édition de l’enquête nationale ObEpi. Actuellement, rapporte Le Figaro (page 13), notre pays compte 32,3% d’adultes en surpoids, soit 15 millions de personnes dont l’indice de masse corporelle est compris entre 25 et 29. A l’aune des chiffres antérieurs, cette enquête met en évidence une augmentation de la prévalence de 0,5 % seulement entre 2009 et 2012.

En 2012, 15% de la population adulte est obèse, soit près de 7 millions de Français de plus de 18 ans. En 1997, ils ne représentaient que 8%... En quinze ans, ajoute l’étude, le poids moyen des Français a progressé de 3,6 kg, tandis que le tour de taille a augmenté de 5,3 cm. Selon le Pr Arnaud Basdevant, nutritionniste à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, "il est aujourd’hui établi que l’obésité abdominale est directement liée aux complications cardiovasculaires et métaboliques".

L’autre enseignement de l’enquête, poursuit Le Parisien/Aujourd’hui (page 8), est la répartition géographique de l’obésité. Le Nord-Pas-de-Calais est la région la plus touchée (21,3% de sa population). En Midi-Pyrénées, ce taux est de 11,6%. Sans surprise, cette étude confirme que le niveau des revenus est intimement lié au surpoids.

Frédéric Lavignette