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Baisser les ta­rifs des laboratoires d’analyse médicale

La Cour des comptes recommande au gouvernement de baisser les ta­rifs des laboratoires d'analyse médicale et de mieux encadrer leur volume d'activité, souligne Le Monde (page 5). Dans un rapport, remis hier à la commission des Affaires sociales du Sénat, les magistrats observent que les dépenses de biologie médicale sont "très mal maîtrisées", notent Les Echos (page 4). Malgré des baisses de tarifs régulières ces dernières années, elles sont estimées à 7,2 milliards d'euros en 2011 (60,5% dans les laboratoires de ville, 33,1% dans les hôpitaux et 6,4% dans les cliniques à but lucratif), note la Cour.

"Depuis 2006, le nombre d'actes augmente de 4,6% en moyenne chaque année. En 2012, il a encore progressé de 2,9%", précise le rapport, qui dénonce des prescriptions trop fréquentes et parfois inutiles de la part des médecins. En conséquence, la Cour des comptes juge également indispensable de mieux maîtriser le nombre d'analyses, relève Le Monde. Y compris dans les hôpitaux, qui ont tendance à refaire certains examens déjà effectués en ville. A l'hôpital, "une réduction de 10 à 15% du nombre d'actes est un objectif possible, qui permettrait une économie de 200 à 300 millions d'euros", selon le rapport. Pour l'exercice libéral, la plus haute juridiction financière suggère de baisser de 7,5% la tarification des actes de biologie, pour une économie de l'ordre de 220 millions d'euros par an.

Les responsables des laboratoires ne rejettent pas la totalité de ces recommandations, mais ils estiment leur profession trop fragilisée pour supporter un tel traitement de choc. Pour François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes, une telle baisse des tarifs serait "irresponsable" et "dange­reuse pour l'équilibre économique" de ces établissements. La Cour des comptes ne partage pas cet avis. Pour elle, "la réorganisation des laboratoires et les progrès technologiques permettent de dégager des marges de productivité".

Maladie : la progression des dépenses limitée à 2,4% en 2014
L'an prochain, les dépenses de santé remboursées par la Sécurité sociale ne devront progresser que de 2,4%. Un "effort historique", selon le quotidien Les Echos (page 4), qui souligne que depuis 1997, date de création de l'Ondam, "jamais un taux de progression aussi bas n'a été visé". Dans les faits, les remboursements ont déjà progressé à un rythme similaire, en 2012. Selon le quotidien économique, c'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles le gouvernement a pris cette décision. "C'est un effort qui est parfaitement à notre portée, il est donc logique de le mettre en œuvre", justifie un conseiller gouvernemental. Pour y parvenir, il faudra économiser 2,5 milliards d'euros en 2014 par rapport à la progression "spontanée" des dépenses, liée au vieillissement de la population, à la recrudescence des maladies graves comme le diabète ou à la diffusion du progrès médical.

La Cnam a proposé la semaine dernière une série de mesures dont le gouvernement pourra s'inspirer pour mettre au point le programme d'économies qu'il présentera à l'automne. Après deux années d'amélioration, le déficit de l'assurance maladie se creuse à nouveau, soulignent Les Echos. Il devrait frôler les 8 milliards d'euros en 2013, selon les dernières prévisions.
John Sutton