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Baisse des remboursements des consultations hors parcours de soins : favoriser le médecin traitant

Début février, l'assurance maladie ne remboursera qu'à 30% les consultations hors parcours de soins, contre 50% actuellement. Dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui (page 5), le Dr Jean-Martin Cohen Solal, directeur général adjoint de la Mutualité française, estime que si cette hausse du ticket modérateur "pousse les assurés vers le parcours de soins", il s'agit d'une "bonne mesure". Interrogé hier dans le journal de 19 heures d'Europe 1, Jean-Martin Cohen Solal a plaidé pour le dispositif du médecin traitant, lequel "connaît votre pathologie et sait vous orienter vers un médecin spécialiste. Dans ce cadre, les patients sont mieux soignés". En écho, Le Parisien/Aujourd'hui fait état d'une étude de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), présentée hier, qui montre que l'instauration du médecin traitant a favorisé la prévention de certaines maladies, comme la grippe ou le cancer du sein.

Les mutuelles vont-elles rembourser ce surcoût aux assurés ?, interroge Le Parisien/Aujourd'hui. "Si nous remboursions ce surcoût, nous casserions la démarche vers le parcours de soins", répond Jean-Martin Cohen Solal. De surcroît, rappelle-t-on, les contrats responsables des complémentaires empêchent cette prise en charge.

Cette hausse n'aura pas de répercussions importantes sur les comptes de la Sécurité sociale, estime le directeur général adjoint de la Mutualité française, car "le gros problème de l'évolution des dépenses de santé, c'est l'organisation des soins". C'est précisément l'objectif de la Mutualité française, qui souhaite, grâce à son nouveau dispositif "Priorité santé mutualiste" (PSM), "améliorer la qualité du système de santé", indique Jean-Martin Cohen Solal.

L'aide à la complémentaire santé en plein essor
"On a enfin réussi à décoller !", se félicite le président du Fonds de financement de la CMU, Jean-François Chadelat, dans le quotidien Les Echos (page 2). En effet, le nombre de bénéficiaires de l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS) a progressé de 17,5% l'an dernier, pour atteindre 610.000 personnes. Jean-François Chadelat explique cette progression par l'intense campagne de communication lancée auprès du public éligible à l'ACS.

Grâce aux fichiers des caisses d'allocations familiales, les caisses primaires d'assurance maladie ont envoyé plusieurs centaines de milliers de courriers, depuis juin. Ce mailing s'est traduit par un afflux sans précédent de demandes d'attestations. Mais on est encore loin du compte, sachant qu'environ 2 millions de personnes remplissent les conditions de ressources pour bénéficier de cette aide. Ce succès ne devrait pas se démentir avec l'augmentation du montant de l'ACS. Il pourrait atteindre jusqu'à 500 euros par an pour les personnes de plus de 50 ans, comme l'a annoncé la ministre de la Santé.

John Sutton