Au secours de l’emploi des seniors

Les seniors en activité vont-ils devenir une espèce protégée ? A en croire le ministre du Travail, interrogé hier sur RMC, cela pourrait bien devenir le cas. Alors que débutent les négociations sur la réforme des retraites, Xavier Darcos a, en effet, annoncé son intention de mettre sous surveillance un certain nombre de plans sociaux, notamment ceux qui concernent les 55-64 ans.

Ainsi, rapporte La Tribune (pages 2 et 3), le gouvernement pourrait "tout simplement faire une proposition de loi qui im­pose que les gens ne puissent pas partir, ou en tous les cas, interdire les plans sociaux qui s’appuient sur des départs prématurés des seniors".

Un plan social a particulièrement mo­tivé cette décision, explique La Croix (page 17). Récemment, le ministre est intervenu auprès de BNP-Paribas pour que les plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ne soient pas détournés de leur objet par des entreprises en bonne santé financière.

Comme toutes les banques depuis quinze ans, souligne le quotidien, cet établissement utilise le système des préretraites comme un instrument de gestion de la pyramide des âges. De la sorte, explique-t-on au cabinet de Xavier Darcos, certaines entreprises font "financer par le contribuable et le cotisant, au moyen de l’exonération fiscale et sociale, des départs volontaires à la retraite".

Si une entreprise veut encourager les départs à la retraite, elle devra le faire sur ses propres deniers, avance le gouvernement. Par ailleurs, pour licencier des seniors, il faudra qu’elle soit en réelle difficulté, explique La Croix. Certaines entreprises font toutefois figure de "bonnes élèves" en matière d’emploi des plus de 50 ans, note La Tribune. Chez Vinci, par exemple, 23% des salariés français ont plus de 50 ans, et 9% des embauchés seraient des seniors.

Violence à l’école : Etats généraux en avril
Les agressions répétées en milieu sco­laire ont conduit le ministre de l’Education nationale à envisager la tenue d’une "journée de réflexion et de travail" sur la sécurité à l’école, annonce Le Monde (page 10). Luc Chatel a ainsi invité "les représentants des collectivités locales, les sociologues, l’Obser­vatoire de la violence à l’école (à) plancher avec un peu de recul sur la question de la violence à l’école".

Ce Grenelle de la sécurité à l’école devrait se tenir au début du mois d’avril, indiquent Les Echos (page 2). Les syndicats ont accueilli "avec prudence" l’annonce de ces Etats généraux et dénoncent les suppressions de postes dans l’Education nationale.
Frédéric Lavignette