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Assurance maladie : pas de dérapage des dépenses

Le Comité d'alerte, chargé de veiller à l'évolution des dépenses d'assurance maladie, ne tirera pas cette année la sonnette d'alarme. En effet, comme le rapportent Les Echos (page 4), les dépenses sont "conformes aux prévisions depuis le début de l'année. Et aucun dérapage n'est en vue".

Mis en place en 2004 "pour mieux faire respecter l'objectif des dépenses de l'assurance maladie voté par le Parlement", ce comité doit déclencher une procédure lorsqu'un dérapage supérieur à 0,75% de l'objectif est constaté. Cette année, indique une source gouvernementale, "le risque de dépassement significatif est nul".

"Au cours des trois premiers mois, les remboursements des soins de ville pour le régime général des salariés du privé n'ont progressé que de 2,6%", relève le quotidien, alors que la loi de financement 2009 de la Sécurité sociale tablait sur une augmentation de 3,1%. Côté médicament, les dépenses progressent "particulièrement lentement" : +1,6%.

Pour des raisons techniques, ajoutent Les Echos, les dépenses des hôpitaux sont certes "plus difficiles à interpréter", mais a priori, "rien ne laisse entrevoir de dérapage important à ce stade". La seule inquiétude notable semble concerner le versement des indemnités journalières. Même si aucun chiffre n'est communiqué, on sait qu'elles progressent "très vite".

Cette bonne nouvelle n'empêchera toutefois pas la branche maladie de la "Sécu" d'enregistrer cette année un déficit particulièrement important. Comme le rappellent Les Echos, "il est prévu à 7,7 milliards d'euros" mais pourrait "être plus élevé en en réalité, car les rentrées de cotisations sociales assises sur les salaires sont encore pires que prévu".

Loi "HPST" : vers un compromis
A force de protester, les médecins ont visiblement obtenu gain de cause, note Le Figaro de samedi 2 mai (page 23). En effet, la commission des Affaires sociales du Sénat "a trouvé des compromis sur la gouvernance de l'hôpital". Il ne reste plus qu'à voter ces nouvelles dispositions en séance publique, qui débute le 12 mai.

Au cœur du mécontentement des médecins figurait l'un des volets de la loi "Hôpital, patients, santé, territoires", évoquent Les Echos (page 4). Conformément aux souhaits de Nicolas Sarkozy, celui-ci visait notamment à doter les hôpitaux publics d'un directeur unique, sans compétence médicale obligatoire. Désigné par les agences régionales de santé (ARS), ce directeur devait à son tour nommer les chefs de pôles.

"Les amendements adoptés par la commission des Affaires sociales du Sénat en fin de semaine dernière tempèrent fortement ses attributions en affirmant de puissants contre-pouvoirs dans la gouvernance des établissements", expliquent Les Echos. Désormais, le directoire, où sont majoritaires les médecins, sera tenu d'élaborer le projet médical. Le directeur se contentera simplement de l'appliquer. Par ailleurs, relève Le Figaro, "les chefs de pôle seront nommés par le directeur, mais sur une liste proposée par la commission médicale d'établissement".

Quoi qu'il en soit, annonce La Croix (page 8), un nouvel appel à la mobilisation a été lancé par les principaux syndicats de salariés des hôpitaux pour le 14 mai. Les partenaires sociaux entendent élargir le mouvement "contre la loi Bachelot et pour la défense du service public hospitalier".

Grippe A : questions sur la virulence du virus
Alors que nombre de dispositions ont été mises en place pour faire face à la menace de pandémie du virus de la grippe A (H1N1), beaucoup de journaux s'interrogent aujourd'hui sur l'importance accordée à ce nouveau phénomène sanitaire. Selon Le Figaro (page 8), les huit cas "probables" en France ne semblent pas si graves. Après analyse, il apparaît que le nouveau virus "ne dispose pas des équipements nécessaires pour être particulièrement virulent", indique Bruno Lina, directeur du centre de référence de la grippe pour le sud de la France (Lyon).

Pour certains, il ne semble pas être plus dangereux qu'un virus de grippe saisonnière. Pour autant, a indiqué la ministre de la Santé, ce n'est pas une raison pour ne pas être "mobilisé". En raison de cette alerte collective, Libération (pages 8 et 9) se demande si "le virus de la peur" n'a pas contaminé l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il y a 25 ans, rappelle le quotidien, l'organisation a "laissé passer l'épidémie de sida. Aujourd'hui, la volonté de s'imposer comme le gendarme sanitaire mondial est clairement assumée".

Frédéric Lavignette