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Assurance maladie : 26 propositions pour économiser 2,2 milliards d’euros

Le rapport examiné demain lors du conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) contient 26 propositions pour économiser 2,2 milliards d'euros dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2012. Sont visés : les prix des médicaments génériques, les arrêts de travail parfois trop longs pour certaines pathologies, les tarifs hospitaliers ou en­core le coût de certaines prothèses, résument Les Echos (page 3). "Aucune me­sure préconisée ne frappe les assurés : pas de déremboursement, ni de nou­velle modification des règles de prise en charge à 100% des ALD. De quoi éviter les polémiques à l'approche d'échéances électorales importantes…", souligne Le Figaro-économie (page 22).

Où trouver ces 2,2 milliards d'euros d'économies ? D'abord en agissant sur l'évolution des tarifs des médicaments, à hauteur de 700 millions d'euros. L'assurance maladie demande notamment "une baisse de prix substantielle" sur certains produits, comme les IPP (antiulcéreux), les statines (anticholestérols) ou encore les médicaments contre l'hypertension. Pour les versions génériques de ces spécialités, l'Etat fixerait un prix inférieur de 70% à celui des médicaments de marque, au lieu de 55% actuellement, précisent Les Echos.

Le rapport préconise aussi de diminuer les tarifs remboursés pour les traitements de l'apnée du sommeil ou encore les prothèses de la hanche et du genou, dont les prix ont été fixés il y a une quinzaine d'années. Il propose également de mieux encadrer les prescriptions de kinésithérapie et les arrêts de travail selon les pathologies.

La Cnam souhaite aussi que les assureurs mettent plus rapidement la main à la poche quand les assurés sont responsables d'accidents provoquant des dépenses de santé pour la collectivité. Lorsqu'une personne est victime d'un accident causé par un tiers, sa caisse peut "solliciter auprès d'un tiers responsable le remboursement des prestations qu'elle a été amenée à verser", rappelle-t-elle. Il peut s'agir de frais d'hospitalisation, de frais médicaux et d'indemnités journalières, mais aussi de pensions d'invalidité ou de rentes d'accident du travail.

L'assurance maladie propose également de créer des "centres autonomes" pour pratiquer des actes de chirurgie ambulatoire simple comme les opérations de la cataracte, indique Le Figaro-économie. Elle évoque aussi la mise en place de "forfaits techniques" pour que les médecins de ville puissent pratiquer des actes habituellement réalisés à l'hôpital, comme la radiologie interventionnelle ou l'extraction de dents de sagesse.

Par ailleurs, le programme Santé active, actuellement expérimenté dans la Sarthe, pourrait être étendu à dix autres caisses. Il vise une moindre consommation de médicaments grâce à des conseils de prévention sur les maladies cardiaques, le mal de dos, l'alimentation auprès des assurés. Idem pour le programme Sophia (accompagnement des diabétiques), qui devrait être généralisé et étendu aux asthmatiques.

Enfin, concernant de nouvelles sources de financement, la Cnam se prononce en faveur d'un alignement du taux de CSG des retraités imposables (6,6%) sur celui des actifs (7,5%), ainsi que pour une hausse des cotisations versées par l'Etat en tant qu'employeur (Les Echos).

Retraite : Bertrand confirme la hausse de durée de cotisation
La durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein va bien passer à 41,5 ans, à partir de la génération née en 1955, a annoncé hier le gouvernement, confirmant ainsi un "avis technique" émis par le Conseil d'orientation des retraites (Cor). "C'est tout simplement l'application de la loi de 2003", a assuré hier, sur Europe 1, le ministre du Travail, rapportent Les Echos (page 3).

Xavier Bertrand a ajouté qu'il publierait un décret en ce sens, avant la fin de l'année. Cet ajustement est "nécessaire pour préserver l'équilibre de notre système de retraite", a-t-il souligné, note Libération (page 15).

En 2010, en présentant sa réforme des retraites, le gouvernement avait évoqué le passage à 41,5 ans, mais seulement à l'horizon 2020. Dans l'intervalle, l'Insee a produit de nouvelles projections sur l'espérance de vie, ce qui expliquerait un allongement plus précoce. Le Parti socialiste et la CFDT (mais pas la CGT ni Force Ouvrière) sont favorables à l'automaticité du mécanisme introduit par la réforme Fillon en 2003. Mais ils voudraient néanmoins le modifier en répartissant à égalité le gain d'espérance de vie entre un allongement de l'activité et la retraite, explique Libération. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, propose de "suspendre" une décision qu'il qualifie de "prématurée".
John Sutton