croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Assemblée générale extraordinaire de la Mutualité : moderniser le mouvement

"La Mutualité française modernise sa gouvernance", titre le quotidien Les Echos (page 29), annonçant l’assemblée générale extraordinaire "décisive", qui se tient ce matin. Les modifications statutaires qui sont soumises au vote des 1.300 délégués mutualistes consacrent "un projet politique d’envergure destiné à moderniser l’ensemble du mouvement mutualiste et à bâtir une fédération moderne et efficace au service des mutuelles", résume Jean-Pierre Davant. Pour le président de la Mutualité française, il s’agit de "la réforme statutaire la plus importante que la Mutualité a connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale".

Le corollaire est simple : le mouvement, tel qu’il est encore organisé aujourd’hui, "reflète le monde mutualiste d’il y a quarante ou cinquante ans". "L’architecture actuelle de la Fédération n’est plus adaptée. Il y avait à l’époque 10.000 mutuelles, souvent locales, regroupant de quelques centaines à quelques milliers de personnes", rappelle Jean-Pierre Davant dans un entretien à La Tribune (page 22). "Aujourd’hui, les 50 premières mutuelles rassemblent 80% des 18 millions d’adhérents en France. Il est donc normal que ce soient les principaux dirigeants de ces mutuelles qui prennent les décisions pour orienter le mouvement mutualiste", explique-t-il.

Sous la plume de Géraldine Vial, Les Echos rappellent que, dès 2005, la Mutualité française a fait évoluer ses structures pour les adapter à la nouvelle gouvernance issue de la réforme de l’assurance maladie. Cela avait notamment abouti à la création du Conseil des mutuelles santé (CMS) et à l’idée selon laquelle il fallait donner à ces groupements une place prépondérante au sein des instances fédérales devant les unions départementales ou régionales.

Qu’est-ce qui va changer ?, interroge la journaliste de La Tribune, Séverine Sollier. "Les instances fédérales vont être resserrées, ce qui permettra une plus grande réactivité, car nous ressentons la nécessité de prendre des décisions plus rapidement", répond le président de la Mutualité française. Il précise que "le comité exécutif va être supprimé et le conseil d’administration va passer de 108 membres à 40. Le bureau reste composé de 16 membres, mais avec davantage de représentants directs des mutuelles".

Ensuite, il est prévu que la mission fédérative soit confiée aux seules unions régionales. Les unions départementales seront donc transformées en union de gestion des services de soins et d’accompagnement mutualiste (SSAM). "C’est un changement très important, qui signifie que toutes les activités, notamment les réseaux de soins (SSAM) devront être équilibrés", insiste Jean-Pierre Davant, dans Les Echos.

Quels seront les effets de la réforme des statuts pour les adhérents ? "Le fait de resserrer la fonction fédérale autour des principales mutuelles facilitera les prises de décisions communes sur les politiques de remboursement des médicaments et des soins, indique le président. Seule la Mutualité peut freiner les dépassements d’honoraires, à condition de présenter un front commun."

Cette "nouvelle façon de concevoir la mutualité" va se concrétiser en avril 2009 par la généralisation du dispositif "Priorité santé mutualiste", actuellement testé dans deux régions. Le président annonce dans La Tribune que ce dispositif sera élargi à l’ophtalmologie puis à d’autres spécialités dès 2010.

Les Français fument toujours autant
Près d’un an après l’interdiction de fumer dans les bars et les restaurants - et malgré les augmentations successives du prix des cigarettes -, les Français fument toujours autant, déplore l’Office français de prévention du tabagisme (OFT) (Le Figaro, page 9). Très bien respecté, le décret interdisant de fumer dans les lieux publics a permis de protéger les non-fumeurs contre le tabagisme passif. Mais il n’a eu guère d’effet sur les fumeurs actifs. La France compte encore 13,5 millions de fumeurs réguliers ou occasionnels, précise Libération (page 11). L’OFT recommande donc de nouvelles mesures : augmenter le prix des cigarettes de 10%, instaurer une vente "sous le comptoir" des buralistes pour réduire l’incitation, imprimer des images chocs sur les paquets et, bien sûr, améliorer la prise en charge de l’arrêt du tabac...

John Sutton